Constellation Auriga-La Chèvre de Nefertem

Près d’Orion et du Taureau, on remarque dans la main de Persée, une tête d’animal qui ressemble à une tête de Chèvre :

Agrandissons-la :

Nous l’avons vu avec l’analyse de la Constellation Perseus, l’Egypte Antique identifiait Seth à cette tête de Chèvre comme les Grecs l’ont assimilé à la Gorgone que tient Persée dans sa main, mais ces deux constellations sont distinctes malgré leur très proche proximité dans le Ciel.

Auriga et l’Egypte :

La chèvre ne figurait pas au menu des rois, prêtres, dieux ou défunts.
A la basse époque, la Chèvre devient le symbole des ennemis de tout ordre établi et fût rituellement sacrifiée, tout comme l’antilope blanche oryx, toutes deux vivant à la limite du désert.

Voici celle que l’on a retrouvé sous forme de statuette dans la Tombe de Toutankhamon :

Nous avons débattu longuement de la Chèvre dans la Culture Egyptienne, dans la page consacrée à la Constellation Perseus-Nefertem, aussi si vous souhaitez en savoir plus, sur celle-ci, cliquez-ici, mais rassurez-vous, dans cette page consacrée à Auriga, nous débattrons aussi de la Chèvre, ainsi, une page complètera l’autre.

Cette constellation Auriga est nommé aussi « le Cocher » mais qu’est ce qu’un cocher ?

Au sens propre, c’est un homme pourvu d’un fouet qui dirige un attelage de chevaux, pourtant quand les Astronomes parlent de la Constellation du Cocher, ce ne sont pas des chevaux qui sont évoqués, mais une chèvre et éventuellement ses petits chevreaux.

Pourquoi, cette erreur de désignation ou plutôt cette multiple définition pour une même constellation ?

Le Mot cocher est un mot moderne ( XVIII ième Siècle ) qui provient du mot coche qui est une voiture publique conduite par des chevaux.
À l’origine (XVIe siècle), c’était une caisse d’osier soutenue par une structure en bois. Il évolue vers une caisse en bois, avec des piliers soutenant un toit en dôme, et des suspensions sommaires en courroies de cuir. Peu à peu, on protège les passagers par des parois en cuir et on installe des banquettes transversales.
Lorsqu’il est conçu pour aller à grande vitesse, il prend le nom de coche de diligence, puis deviendra simplement diligence.
Le coche désigne donc une voiture conduite par des chevaux que le Cocher dirige à l’aide d’un fouet.

En 1627, l’allemand Julius Schiller, jugeant certainement la voûte céleste trop païenne à son goût, tenta vainement de la christianiser, c’est ainsi que la Constellation de la Chèvre fût remplacé par Saint Jérôme.

N’oublions pas que la Chèvre est assimilée au Bouc incarné par Satan, de fait, laisser la Constellation de Satan dans le ciel, est difficilement tolérable pour l’Inquisition.

Auriga le Prophète :

Le Prophète Elie était pasteur et considéré comme le « Cocher du dieu des Chrétiens » et le « Cocher au souffle de Feu ».
Elie est l’annonciateur du Messie à la fin des temps, c’est donc une volonté de l’Eglise d’avoir superposé Elie et Saint Jérôme, car l’un n’existerait pas sans l’autre.

Élie est le prophète le plus fréquemment cité dans le Nouveau Testament, Elie comme d’autres Prophètes furent représentés comme des bergers, revêtus d’un manteau en peau de chèvre mais ces graphistes protestants se sont confrontés au Catholicisme Romain dominant qui préférait représenter Elie avec des vêtements plus riches.
Tant leur cupidité religieuse les incitait à vêtir de simples hommes en grands seigneurs…avec un anachronisme vestimentaire certain, cela va sans dire.

Dans l’antiquité, le statut ou métier de cocher n’existait pas, ce nom fût donc accordé à la Constellation bien plus tard.

L’Aurige des Romains et l’automédon des Grecs ne sont pas des cochers.

Auriga l’Aurige ?

L’aurige est le conducteur d’un un char dans des compétitions de vitesse dans l’arêne et spécifiquement celle-ci, mais l’Aurige n’était pas un cocher, il ne transportait pas des personnes.
Le Mot Aurige vient du Latin Auriga, cette soi-disant origine latine ne s’utilise que pour le nom latin de la Constellation du Cocher, et dans aucun autre cas !

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Le mot « Auriga » semble donc avoir été spécialement pour définir la constellation du Cocher, comme si par magie, le mot Auriga « tombait à pic » pour traduire le mot Cocher, pour lui donner une « ancienneté » nécessaire afin d’être admis par le milieu astronomique.

Essayer de combiner la Chèvre et le Cocher revient donc à représenter dans le ciel, une bizarrerie comme celle-ci :

Qu’est ce qu’un Aurige ou Automédon ferait d’une chèvre dans une arène, si Auriga est utilisé pour désigner le terme aurige, c’est à dire un conducteur d’un char ?!

Auriga et Erichton :

Certes, il existe le Mythe de Érichthonios ou Erichton qui prit possession du trône d’Athènes, y établit le culte d’Athéna et lui bâtit un temple, l’Érechthéion. On lui attribue la création des Panathénées mais Pisistrate né vers -600 qui les organisa en -566 avant l’Ère Chrétienne.
On attribue Érichthonios le Roi Mythique ( mythique dans le sens où il est plus plausible d’indiquer qu’il n’a jamais existé ) l’invention du char à quatre roues, sur lequel Zeus l’enlève ensuite au ciel pour en faire la constellation du Cocher selon Homère.

Mais dans la Frise des Panathénées du Parthénon datant de -445 à ‑435 avant l’Ère Chrétienne, on ne distingue pas de chars à quatre roues mais seulement à deux roues :

Par contre, les courses de chars figurent au programme des Jeux olympiques antiques depuis 620 avant l’Ère Chrétienne.

Auriga et l’anachronisme :

Nous avons donc là un certain anachronisme : Homère serait né à la fin du VII ième Siècle, c’est le premier qui parle de Érichthonios.

Mais Homère lui-même n’aurait pas existé, en effet une thèse récente, formulée par des auteurs anglo-saxons, postule que l’Odyssée aurait été écrite par une femme, le premier à avoir lancé l’idée est l’écrivain anglais Samuel Butler dans « The Authoress of the Odyssey », en 1897.

D’autres remettent en cause l’existence d’un Homère historique. Son nom même pose problème : on ne connaît aucune autre personne portant ce nom avant l’époque hellénistique et il reste rare avant l’époque romaine, où il est porté en particulier par des affranchis.

Pour Martin L. West, Homère a été inventé par les érudits athéniens du VIe siècle av. J.‑C.

Conclusion temporelle : Un homme qui n’a jamais existé et donc n’a jamais écrit quoi que ce soit, aurait raconté l’histoire d’un roi Érichthonios qui n’a jamais existé historiquement parlant, qui aurait inventé des chars à quatre roues bien qu’on sait que le sol impraticable de Grèce car caillouteux empêchait un attelage lourd d’arriver à destination.

Homère aurait vécu sa vie d’adulte vers le milieu du VI ième Siècle mais nous savons qu’en 620 avant l’Ère Chrétienne, il y avait déjà des courses de Chars se déroulant lors des Jeux olympiques, nous savons que les Jeux Panathénées ont été crée en -566 par Pisistrate.

Mais Pisitrate n’est pas Érichthonios et il n’a jamais été écrit que Pisitrate fût l’inventeur du char à 4 roues.

Autrement dit, Erichton est une pure affabulation à qui on pourrait attribuer n’importe quoi, pourquoi pas l’invention du phonographe.

D’autant plus qu’il n’y a rien d’extraordinaire à inventer un char à 4 roues, quand on sait qu’il existait déjà en Grèce des chars à deux roues…

Mais le char n’est pas une invention grecque.

Auriga et les Chars :

Les premiers chars antiques ont parfois eu quatre roues, mais cela est plutôt rare.
La plus ancienne représentation de véhicules dans un contexte militaire date du XXVIe siècle avant l’Ere Chrétienne, sur un coffre de bois orné en provenance d’Ur, sous la civilisation de Sumer.

Ces chariots très lourds faisaient probablement partie du train de bagages, et étaient probablement inaptes à une utilisation lors du combat. Les Sumériens avaient aussi des chariots plus légers, tirés par quatre onagres ( âne sauvage ), mais dotés de roues pleines en bois.
La roue à rayons n’apparaît pas en Mésopotamie avant le milieu du IIe millénaire av. J.-C..

Auriga la Chèvre ? :

Que ce soit le mot « Cocher » ou « Aurige » ou « Automédon », ils ne désignent donc pas le mot chèvre, même pas en allusion.
Pourtant, le dessin de la constellation du Cocher représente bien une voir des Chèvres et même Flamsteed, astronome l’affirme :

auriga-flamsteed

A cette image de Chèvre et ses chevreaux, on a aussi rajouté un homme muni d’un fouet pour sans doute insister sur le terme « Cocher » mais tout le monde sait que le berger ne se sert pas d’un fouet pour rassembler son troupeau.

L’Archéologie pourtant nous rapporte que la plupart des civilisations anciennes, ont vu dans cette Constellation une Chèvre et non pas un Cocher-Aurige-automédon et pour cause :

Le Cocher et Capella :

Cette constellation possède une étoile du non de Capella, Capella signifie « Petite Chèvre » ou « Chevrette ».
Capella à ne pas confondre avec le mot « Capra » qui donna le mot Capricorne cette autre constellation de la Chèvre ou du Bouc.

C’est sans doute aussi pour ne pas créer de confusion entre « Capella la Chèvre » et « Capricorne la Chèvre-bouc », que le mot Cocher fût retenu par les Astronomes pour désigner cette constellation mais rappelons tout de même que les Astronomes connaissent le Capricorne sous le nom de Sukhurmashu, c’est l’animal-symbole du dieu Enki/Ea.

Les Grecs et Auriga :

Ératosthène raconte : « Zeus, dès qu’il fut né, fut confié par Rhéa à Thémis, qui le remit à Amalthée la Chèvre.
Or cette chèvre était fille du Soleil, et tellement hideuse à voir, que les Titans ou géants, compagnons de Saturne, eurent peur d’elle, et prièrent la Terre de la cacher dans quelque autre de l’île de Crète.
Zeus devenu grand et fort voulait faire la guerre aux géants, mais n’ayant pas d’armes, l’oracle lui conseilla de prendre pour bouclier la peau de la chèvre, tant elle était horrible à voir, parce que son dos présentait la tête de la Gorgone »…cette peau se nomma l’égide.

Chez Ovide le Latin, Zeus est confié encore enfant par Rhéa sa mère à une naïade ou nymphe nommée Amalthée ou Aïx pour échapper à la jalousie de Cronos.

La naïade prit soin du jeune dieu en le nourrissant grâce au lait d’une chèvre ; mais celle-ci cassa un jour une de ses deux cornes, Amalthée ramassa cette corne brisée, l’entoura d’herbes fraîches, la remplit de fruits, et la présenta ainsi aux lèvres de Zeus.

C’est ainsi que serait née la corne d’abondance.

Les Chèvres grecques :

D’autres chèvres nourricières sont connues dans la mythologie grecque, comme celle qui allaita Égisthe, fils de Pélopie et de Thyestecomme ou comme celle qui donna la mammelle à Philandros et Phylacidès, les fils d’Acacallis et Apollon, comme illustré par un auteur anonyme de la fin du 16 ième Siècle, exposé au Louvre :

Bien que mère attentive, Amalthée la chèvre nourrice de Zeus était en réalité un animal monstrueux, si horrible à voir que les Titans avaient exigé qu’elle ne quitte pas sa caverne de l’Ida ( encore une similitude avec Elie le Prophète qui vit aussi dans une caverne ).

Que la chèvre nourrice de Zeus ait eu un aspect monstrueux, terrifiant, n’est pas très étonnant : le mot grec Khimairâ, signifiant « jeune chèvre » a donné le mot Chimère, par allusion au monstre attesté dans l’Iliade, monstre hybride de trois animaux (lion, chèvre, serpent), les Furies, l’Hydre de Lerne ( ou la Constellation du Vaisseau ) le Cerbère ( ou la Constellation du Loup ) mais ce terme s’accorde aussi avec la Gorgone, puisque tous ces animaux fantastiques et horribles sont issus de la même famille de Chimères.

La chèvre grecque entretient donc des sympathies avec le monde souterrain, et dans les contes populaires comme La Chèvre d’Or, elle garde les trésors enfouis.

Aristote et la Chèvre :

Aristote (VI, 19) disait que les chèvres « n’ont pas de stabilité », ce sont des animaux « vifs et versatiles ».
Le rapprochement du nom latin de la chèvre, capra, avec les termes du type « caprice » et « capricieux » a souvent été mis à profit pour justifier la libre nature de cet animal, semblant ne souffrir aucune loi.
C’est pourquoi du reste saint Augustin en fit l’emblème du paganisme, ignorant la loi du Christ : « par la chèvre » – écrit-il dans un sermon – « il faut comprendre l’Église des païens qui sautait avec des bons sans entrave ».

Pourtant, le côté aérien ( montagnard) de la chèvre sauve son image d’une totale contamination par celle du bouc.

La Chèvre et Pline l’Ancien :

Ce thème de l’acuité visuelle légendaire des caprins remonte à l’Antiquité, car Pline l’Ancien rapporte déjà que, de son temps (Ier siècle), on disait « qu’elles voient aussi clair la nuit que le jour », et que manger du foie de bouc donne aux nyctalopes la faculté de voir la nuit (Histoire naturelle, livre VIII, lxxvi).

Auriga et Pan :

Les Égipans, dont le nom en grec signifie chèvre-pan étaient de tout petits hommes velus avec des cornes et des pieds de chèvre. Les pâtres croyaient voir ces petits monstres humains bondir dans les rochers, sur le flanc des coteaux, et disparaître dans des cavités ou des grottes mystérieuses.

On raconte aussi que le premier Égipan était fils de Pan et de la nymphe Éga. Il inventa la trompette, faite d’une conque marine, et, pour cette raison il est représenté avec une queue de poisson.
Il y avait, dit-on, en Libye, certains monstres auxquels on donnait aussi le même nom. Ces êtres hybrides, avaient une tête de chèvre et une queue de poisson. C’est ainsi qu’on représente le Capricorne.

La Chèvre et le Satyre :

Les Satyres, éparpillés dans les campagnes, avaient avec l’Égipan une ressemblance frappante ; peut-être s’en distinguaient-ils par une taille moins raccourcie. Mais ils étaient, comme lui, fort velus, avec des cornes, des oreilles de chèvre, la queue, les cuisses et les jambes du même animal ; quelquefois on les représente avec la forme humaine, n’ayant de la chèvre que les pieds. Ces êtres étaient doués de toutes les malices et de toutes les passions : cachés derrière les arbres, ou couchés dans les vignobles et dans les herbes, ils surgissaient inopinément pour effrayer les nymphes et les poursuivre en riant de leur effroi.

C’est donc une erreur que de représenter Pan ou un Satyre avec des cornes de Bélier.

Les premiers Satyres seraient aussi les enfants de Mercure et de la nymphe Iphtimé, ou bien de Bacchus et de la naïade Nicée qu’il avait enivrée, en changeant en vin l’eau d’une fontaine où elle buvait ordinairement.

On dit aussi que les Satyres étaient des hommes comme les autres, mais ceux qui gardaient Bacchus souffrirent de la Colère de la Déesse Junon qui leur avait demandé de surveiller ce Bacchus qui rendait ivre les Nymphes.
Junon fût irritée de toutes les métamorphoses que le dieu du Vin utilisait pour se jouer de ces gardiens, Bacchus se changeant tantôt en bouc, tantôt en jeune fille, pour échapper à leur surveillance. Junon pour les punir ces gardiens incapables, les transforma en Satyres à cornes, oreilles et pattes de chèvre.

Persuadés que les campagnes étaient remplies de ces divinités malicieuses et malfaisantes, les bergers et les bergères tremblaient pour leurs troupeaux et pour eux-mêmes : ce qui fit qu’on chercha à les apaiser par des sacrifices et par les offrandes des premiers fruits et des prémices des troupeaux.

Auriga et Attis :

Un cas unique dans la mythologie est celui d’Attis, enfant abandonné qui fut élevé par un bouc selon certaines versions, ou nourri au  » lait de bouc »(!) selon d’autres, ce qui lui valut son nom, dérivé du terme phrygien désignant le bouc, attagus, on peut supposer qu’à une certaine époque, on confondait la Chèvre avec le Bouc…

La Chèvre Hindoue :

Cette nature aérienne s’atteste avec la « chèvre unijambiste » (Aja-ekapâda) ( unijambiste comme l’image représentée sur le Zodiaque Egyptien ) du panthéon védique, qui est une sorte de tourbillon atmosphérique considéré comme une puissance. Et ce sont des chèvres qui tirent le chariot de Pûshan, divinité védique du soleil, car il doit emprunter des chemins escarpés.

Le caractère combatif, agonistique, du bouc le prédisposait à être l’incarnation de Verethragna, homologue iranien de l’Indra Vritrahan de l’Inde ancienne, et dieu combattant du mazdéisme, dont le nom dérive de verethrâgan « celui qui frappe l’obstacle ».

La Chèvre Scandinave :

Dans la Valhöll ou «Halle des Occis», la chèvre mythique Heidrun, broutant les pousses de l’arbre cosmique Læradr, abreuve d’un inépuisable hydromel les guerriers scandinaves morts sur le champ de bataille.

La Chèvre et les Juifs :

Pendant l’office de Yom Kippur ( « Jour du pardon »), le grand prêtre du temple de Jérusalem tirait au sort entre deux boucs, l’un qui devait être sacrifié, et l’autre envoyé à Azazel, dans le désert. Ce nom d’Azazel a été diversement interprété : pour les uns il s’agirait d’une falaise du sommet de laquelle le bouc émissaire était précipité, pour d’autres il résulterait de la combinaison des noms de deux anges déchus et corrompus : Uza et Azaël.
Il reste qu’en hébreu moderne, l’expression « va à Azazel ! » équivaut à « va au diable ! »

Influence Chrétienne dans l’Astronomie:

Le ciel astronomique fût, pendant un temps, vers le XVII ième Siècle, peuplé des personnages de la Bible, Auriga fût représenté sous les traits de Saint Jérôme par Julius Schiller dans son Coelum Stellatum Christianum, daté de 1627.

Source : http://www.lindahall.org/services/digital/ebooks/schiller/constellation.shtml

Jérôme de Stridon, ou saint Jérôme, ou « Eusebius Sophronius Hieronymus » en latin, né vers 347 à Stridon, à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (actuelle Croatie) et mort le 30 septembre 420 à Bethléem, il fût un moine, traducteur de la Bible, considéré comme un Père de l’Église, saint et docteur de l’Église.

En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de traduire la Bible en latin.
Les catholiques le considèrent comme un des Pères de l’Église et, avec les orthodoxes, le vénèrent comme saint.
Depuis Boniface VIII, en 1298, il est qualifié de docteur de l’Église.

Sa traduction de la Bible constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l’Église catholique.
Il est considéré comme le patron des traducteurs en raison de sa révision critique du texte de la Bible en latin qui a été utilisée jusqu’au XXe siècle comme texte officiel de la Bible en Occident.

Saint Jérôme fût donc « le cocher » conduisant l’attelage du Christianisme tel un missionnaire et colon persista donc jusqu’à nos jours.

Nous avons vu aussi que le Prophète Elie a aussi incarné l’image du « Cocher ».

L’Église Catholique étant toujours d’actualité puisque la fin de l’Inquisition se fît à Barcelone seulement le 10 mars 1820.
Il fût donc difficile pour les Astronomes de dénoncer l’incursion de l’Église dans l’Astronomie, c’est pourquoi aujourd’hui encore, nous attribuons à cette Constellation le nom de « Cocher-Auriga » plutôt que celui de la Chèvre qui fût son premier nom, puisque Claude Ptolémée et Hipparque eux, n’étaient pas menacer par la colère et les menaces de l’Eglise Catholico-Romaine qui commença officiellement à exister seulement à partir du Concile de Nicée en 325.

Il existe néanmoins des contradictions dans l’Église, comme celle de
saint Grégoire de Nysse, qui mourut vers l’an 400, il présentait la chèvre comme l’emblème de la totale perfection et de l’universalité du regard scrutateur du Christ.

Saint Bernard lui (ayant vécu de 1091 à 1153) a même dit : « Ce nom de Bouc s’applique justement au très bon Jésus, quoique le bouc soit un animal immonde ».

D’ailleurs on évoque le « Cocher et son fouet », le fouet que l’on traduit dans la langue Latine par le mot « Flagellum » ( à ne pas confondre avec le nekhekh d’Egypte Antique ) qui est devenu avec le temps, l’emblème du « Guide des âmes égarées ».

Le terme de « Cocher », désigne donc clairement une allusion au Christianisme et non pas à l’Astronomie.

Auriga et l’Asie :

En Orient (Chine, Tibet) la vivacité de la chèvre l’a prédisposée à être associée au dieu de la foudre, tout comme en Grèce, la constellation de la Chèvre et des Chevreaux est annonciatrice d’orage.

Nous l’avons vu avec ces nombreux exemples, que la Constellation Auriga est représentée par une Chèvre, comme celle représentée par les créateurs du Zodiaque Égyptien, que tient Perseus ou plutôt Nefertem.

La forme de la constellation est une sorte d’hexagone plus ou moins déformé dont un trait relié ou non à une étoile formant un appendice avec celui-ci, il est forcément très « difficile » d’imaginer un cocher en tant qu’homme, à moins qu’on soit un Chrétien ou orthodoxe Grec extrémiste…

Identification astronomique :

Avant que cette constellation se fasse nommer Auriga, elle s’appelait Agitator selon l’astronome allemand Conrad Heinfogel en 1503, Agitator traduit du latin signifie : Agiter, poursuivre, presser, tourmenter, persécuter, remuer, exciter, passer sa vie, critiquer mais certainement pas Cocher ou conducteur de Char.
Source

Ce n’est qu’à partir de la fin du 17 Siècle que l’on commença à l’appeler Auriga-le Cocher, c’est à dire juste après la réforme religieuse du ciel astronomique mise en place par Julius Schiller.

Auriga est une constellation de l’hémisphère nord. Relativement grande, elle possède plusieurs étoiles brillantes, dont l’étoile variable Algol.

Caput Algol est donc la tête de chèvre dont les grecs se sont inspirés pour en faire la tête de la Méduse.

On nous rabâche souvent les oreilles avec Sirius par-ci et Sirius par là à propos du Calendrier sothiaque, on va jusqu’à faire des Dogons des astronomes hors pair parce qu’ils auraient observé à l’oeil nu une étoile binaire mais il y avait aussi l’étoile Algol également binaire, ce qui remet en question la datation officielle dont en général on focalise sur Sirius de Canis Major ( le Grand Chien ).

Algol est une étoile binaire visible dans la Constellation Perseus ( Persée ex Nefertem le héros égyptien ) :qui s’observe dans notre mois de Juin à très proche proximité des Gémeaux :

Il n’est pas pour autant nécessaire de corriger le Nouvel An égyptien fixé au 19 Juillet mais de nuancer le calcul de « 1460 années » du cycle de Sirius lorsqu’on veut faire de bonds en arrière dans le temps et pour certains situer l’Égypte à l’époque de la préhistoire voire des dinosaures.

Algol a été perçue par les Greco-Latins comme étant la tête de Méduse que le héros grec tient dans une main, évidement on ne voit pas un héros grec dans le ciel étoile mais un héros égyptien du nom de Nefertem tenant une monstrueuse tête de chèvre à une patte et c’est ce héros égyptien qui inspira Perseus, car un détail le distingue des autres héros, en effet, Persée à des petites ailes fixées aux chevilles, ce qui est fort pratique que Pégase le cheval ailé est en vacances.

Nefertem était représenté avec une coiffe arborant deux plumes d’autruche qui se métamorphosèrent en ailes fixées aux chevilles de Persée.

Algol allait devenir dans l’inconscient collectif la tête de Bouc diabolique que les Arabes ont nommé la Goule mais qui selon les Astronomes depuis l’Antiquité jusqu’à certains modernes désignent bien une Chèvre comme l’indique Flamsteed.

Persée est un héros aussi célèbre que Hercule dans la Culture latine au point qu’il a structuré l’esprit occidental lors de l’avènement du Mythe de Andromeda enchaînée livrée en sacrifice à un Monstre Marin que le héros arrive à sauver en montrant la tête de Méduse au Monstre qui se figea.

Monstre ne signifie pas un Monstre mais désigne le verbe Montrer, ainsi si vous montrez la Constellation Nefertem dans le ciel étoilé à vos amis, rassurez-les même dans la version égyptienne la tête de cette Chèvre Algol est particulièrement repoussante comme on peut le voir sur le Disque de NWT.

Bien sûr vous ne verrez pas dans notre ciel étoilé le drame grec de Parents obligés de sacrifier leur fille innocente comme dans le mythe grec, car ce mythe est due soit à l’abus de vin de Dionysos soit à celui de la Messe mais certainement pas à une correspondance stellaire.

Le plus étonnant est que les Astronomes Latins ont fait de cette tête de chèvre Algol, une constellation à part entière, là n’est pas un problème, ce qui en est c’est qu’on la nomme Auriga le Cocher, et qu’on en a fait, un homme transportant des chèvres ( une de taille normal et une minuscule ) sur son dos comme on peut le voir sur la page de l’Uranometria de Bayer.

Mais un cocher ou un Aurige est un conducteur de char, quel rapport avec des Chèvres ?! Imaginez un conducteur de char dans l’arène qui tient d’une main les rennes de son attelage de chevaux et de l’autre deux chèvres pendant la course !

Cette constellation Auriga n’est donc pas représentée comme elle devrait et nous devons son aspect grégaire d’éleveur de chèvres à la volonté catholicisante d’avoir tenté de polluer notre ciel étoilé qui existait bien avant la Bible, au cas où il faudrait le rappeler encore, notamment par le biais de Julius Schiller, l' »astronome » du Vatican qui avait rempli notre ciel étoilé des personnages de la bible !

La constellation Auriga est ancienne bien que son nom fût tardivement réadapté. Ptolémée la répertoria dans son Almageste mais pour d’autres c’est le catalogue de Hipparque qui la recensa le premier bien que nous savons que Hipparque, lui se basa sur l’astronomie Babylonienne et Égyptienne

Évidemment, on peut douter ou rester sur sa faim à propos de la tête de la Chèvre Auriga e, mais il est tout aussi étonnant de concevoir que l’on y voit un homme tenant un fouet et une chèvre sur son dos, voyez-vous même avec la même page de la Constellation Auriga extraite de l’Uranometria de Bayer :

auriga-vierge

Rajoutons les lignes astronomiques officielles représentant cette constellation pour bien voir qu’il n’y a rien d’humain dans les traits de cette constellation.

 

Retirons le personnage qui nous induit en erreur et nous fait croire qu’il y a un homme à genoux ou presque mais gardons évidemment les étoiles sans les bouger et trçons les lignes imaginaires bleues représentant la forme la plus connue de Auriga le Cocher :

auriga-latin-lignes-etoiles

Cela ne ressemble à rien ou plutôt si, cette forme très primaire dessine une sorte de tête reliée à un cou, vous ne voyez pas, attendez, nous allons retirer la forme verte, ce sera plus simple mais gardez en tête que vous devez retrouvez une forme qui évoque une Chèvre :

auriga-latin-lignes-etoiles-ciel

Vous ne voyez pas ? Pourtant si on s’aide du bouc ou barbichette d’une chèvre, on peut la visualiser facilement, vous la voyez et comme ça ?

auriga-latin-lignes-etoiles-ciel-noir-legypte

Changeons l’Angle, c’est cette vérification astronomique de changement d’angles qui a permit de définir la tête de la chèvre mais également toutes les constellations de notre ciel étoilé. Il n’a jamais s’agit pour une civilisation fusse t’elle égyptienne de poser sur notre ciel des formes qui n’existent pas déjà: :

auriga-latin-lignes-etoiles-ciel-biss

On constate déjà que rien que la tête de chèvre uniquement rassemble plus d’étoiles que Bayer l’a fait pour Auriga et qu’on l’a retrouve facilement visuellement parlant mais continuons à changer d’anglle :

auriga-vierge-tete-urano

Il reste un quatrième angle mais déjà nous constatons que l’on observe bien une tête de chèvre et même une main avec des doigts qui semble sortir de l’Écliptique ( la bande striée notre ceinture du Zodiaque ) pour se saisir de Auriga :

auriga-latin-lignes-etoiles-ciel-bis

Cette permission qui consiste à changer d’angle de vue fût prise par de nombreux astronomes, en effet, le Cocher n’est pas toujours représenté comme Bayer l’a dessiné :

auriga-a-lenvers

Bien sûr, il faut se baser sur quelques éléments, ainsi ci-dessus, on peut voir quelques constellations qui entourent le Cocher Auriga mais par contre on n’a aucune référence de sens de base à définir, en effet, le Taureau devrait se trouver à l’Est mais si on l’y place, il faut retourner aussi toute la page, mais si on la retourne, le Cocher Auriga  va changer de sens aussi et le Taureau va prendre la place des Gémeaux ( Gemini.

Tous ces catalogues en papier anciens et même modernes ne tiennent donc pas d’un sens visuel défini quand il s’agit de constellations extra-zodiacales, en effet, les Constellations Zodiacales sont parcourues par une bande de 23°1/2 qui tels deux bras entourent notre ciel vu de la Terre.

Est-ce un de ses bras imaginaires qui semble se saisir de la tête de la Chèvre ? Un bras oui mais pas imaginaire, car c’est bien le bras de Nerfertem ( Perseus ) le Héros qui tient la Constellation Auriga dans sa main :

auriga-coicher-supersposition-copyright

Perseus/Nerfetem ( voir son analyse astronomique ) est une Constellation bien distincte de la Constellation Auriga le Cocher et inversement mais leur très proche proximité dans le ciel a eu tendance à faire croire aux uns qu’ils y voient le Cocher et aux autres qu’ils y voient Perseus mais ce qui les distingue c’est bien la monstrueuse tête de la chèvre..

Voici les 4 représentations officielles les plus courantes de la Constellation Auriga observées par les astronomes :

Voici un des dessins de la Constellation Auriga superposé à la Constellation de la Chèvre-Bouc de Nefertem :

Le Cocher est situé entre les Gémeaux et Persée, sa forme évoque un hexagone plus ou moins déformé, mais il est très difficile d’imaginer un cocher en tant qu’homme, par contre, il est facile d’y voir la forme que lui ont donné les créateurs du Zodiaque Egyptien, c’est à dire une tête de Chèvre relié à une patte.

Les Constellations qui lui sont limitrophes sont celles : du Gémeaux, de Perseus, du Taureau,…

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Cette page fait partie d’un ensemble dont le travail de recherche consiste à décrypter les personnages du Zodiaque de Denderah, ce travail de recherche inclut un Zodiaque-Map cliquable, ainsi qu’une représentation fidèle en très grande taille du Zodiaque de Denderah.

Vous avez la possibilité de commander un Poster de ce Zodiaque en couleurs d’une taille à partir de 80 cm sur 120 cm.

Vous pouvez lire aussi le travail de recherche qui sert d’introduction aux Constellations Égyptiennes à cette adresse :

Lien vers le travail de recherche

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