Constellation Canis Minor ou Oupouaout du Sud

Devant le Lion et en dessous du Cancer, on peut voir un personnage tenant une sorte de  sceptre :

Agrandissons-le :

Ce personnage est le dieu Oupouaout (dont le nom peut-être restranscrit Oupaout, Oupouat ou encore Oupoaout ) « celui qui ouvre les chemins », c’est pourquoi il est placé devant Rê, incarné par le Lion que l’on voit sur la barque solaire qui est en fait la Constellation Hydra combiné à la Constellation Argo Navi dans le Zodiaque.
Son nom s’écrit en hiéroglyphes :

Représenté avec le sceptre Sekhem ou Ouas, Oupouaout est originellement considéré comme fils d’Isis et d’Osiris, frère d’Horus le jeune, c’est pourquoi, certaines représentations de Oupouaout le montre avec un faucon au-dessus de la tête.

Oupouaout est aussi le garant du tropique du Cancer, d’où sa proximité avec le Signe du Cancer sur le Zodiaque.

Ouapouat vénéré dans plusieurs cités :

Son rôle recouvre une symbolique territoriale, Oupouaout étant chargé de protéger « La Terre Sacrée » (ta-djéser), en compagnie de son comparse Anubis ( nom égyptien Inpou ), avec lequel il partage l’apparence de pseudo-chacal et auquel il s’assimile au cours des âges.
Cette assimilation fut facilitée par le fait que le dieu tutélaire primitif d’Abydos était lui-même un pseudo chacal ou canidé Khenty-imentiou « Celui qui est à la tête des Occidentaux ( c’est à dire des défunts).

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Mais aussi à Siout ou Assiout, capitale du 13e nome de Haute-Égypte, dont le nom dérive de saouty (« le gardien »), et connue sous le nom de « Lykopolis » par les Grecs (« la ville des loups », représentation que ce faisaient les Grecs du dieu).
Si Hathor est la dame du sycomore, Oupouaout trouve lui son origine dans un arbre, le tamaris.

On lui voue également un culte à Saïs, ville du 5e nome de Basse-Egypte, au sein du temple de la déesse guerrière Neith, sa parèdre. Au sein du 8e nome de Haute-Égypte et à Memphis (1er nome), à Quban, à el-Hargarsa et en Nubie à Koubban, face à Dakké.

Oupouat le Dieu éclaireur :

On le représente le plus souvent en tête des cortèges d’enseignes car en tant que dieu « éclaireur » il a pour fonction principale d’écarter symboliquement toute force hostile sur le chemin des processions royales ou divines aidé par d’autres Canidés.

La personnalité d’Oupouaout est scindée en deux : un Oupouaout de la Haute-Égypte, un autre de la Basse-Égypte ; il est aussi de ce fait appelé « Ouvreur du Double pays » et représente l’unification de la Haute et Basse-Égypte mais pour d’autres, il l’ouvreur du Sud.

Au fil des Dynasties, et du temps, son rôle d’ »Ouvreur de Chemin » mais aussi de Gardien, le transforme en chien prêt à bondir et à partir en éclaireur.

Ouapaouat n’est pas Anubis :

Le dieu Oupouaout présente les mêmes caractéristiques extérieures qu’Anubis mais est représenté debout sur ses pattes, alors qu’Anubis est plutôt figuré couché.

Ouapouat, le Chien Gardien :

Après la mort, avant de rejoindre les Bienheureux et Osiris qui est, à la fois, maître de leur domaine et gardien de la porte qui y mène, la route est longue et semée d’embûches vers la « pesée du cœur ». Afin de leur servir de guide, pour que l’âme ne se perde pas, les Égyptiens invoquent Ouapouaout, le dieu-loup, qui, chaque nuit, veille sur le soleil dans son périple nocturne.

Concernant son culte, la « procession d’Oupouaout » est attestée au premier mois de la saison akhet. Cette procession initie les mystère d’Osiris en tant que dieu des morts.
A Siout une procession est organisée le 1er jour épagomène vers l’entrée des cavernes, c’est à dire de la nécropole) et Oupouaout intervient dans toutes les processions, notamment lors du jubilé de Pharaon, la fête-sed.

Représentation :

Semblable au dieu des morts Anubis, Oupouaout est un chacal ou un chien sauvage de couleur noire.
La statuaire le représente debout, fièrement dressé sur ses quatres pattes, entouré de part et d’autre par des cobras ou serpents étendus de tout leur long.

Vif et rapide, il est aussi bon pisteur.

Oupouaout est dans quelques cas dédoublé en Oupouaout du Nord (Basse-Égypte; il deviendra au Nouvel Empire Guide du Ciel) et Oupouaout du Sud (Haute-Égypte). Ils deviendront par déviation à l’époque tardive garant des tropiques du Cancer ( Oupouaout se trouve dans le voisinage du Cancer sur le Zodiaque de Denderah ) et du Capricorne et des deux moitiés du ciel (le ciel supérieur diurne des hommes et le ciel inférieur nocturne des dieux).

Représenté également avec des attributs guerriers (arc ou massue) et le sceptre sekhem, ses caractéristiques funéraires proviennent comme pour Anubis de l’observation des chacals et chiens qui rôdent la nuit au sein des nécropoles royales, en véritables gardiens de nuit.

Son animal est difficilement identifiable : il s’agit d’un pseudo-chacal (Canis Lupaster) porteur des caractères du chacal, du chien sauvage et du lycaon.

Les anciens grecs y virent à tort un loup, inconnu en Égypte.

Ouapouat et le voyage de Rê :

Dans le voyage nocturne de Rê dans le monde inférieur, Oupouaout tire la barque solaire. Lorsque Seth, à la proue du navire, détruit le serpent Apophis de sa lance, Oupouaout, assisté de nombreux congénères et d’un équivalent de serpents à bras (représentation mythologique courante), il prête aussi son image aux « Âmes de Nekhen », mânes des rois mythiques de Haute-Égypte.

Il intervient également au sein des Livres pour sortir le jour (Livre des Morts), Livre des Heures du Jour et de la Nuit et Textes des Sarcophages.

Le premier symbole des ancêtres royaux :

Il figure parmi les plus anciennes divinités étendards représentées sur les objets cultuels prédynastiques (palettes, plaquettes et sceaux).

Son enseigne, souvent dédoublée en celle de l’Oupouaout de Haute-Égypte et celle de l’Oupouaout de Basse-Égypte, selon la dichotomie habituelle chez les anciens Égyptiens pour décrire leur pays, se trouve en tête du cortège d’enseignes divines nommées Suivants d’Horus (Shemsou-Hor) et désignant les antiques successeurs d’un prestigieux roi Horus (Période Prédynastique/Nagada III) dont le nom servit à fonder la titulature des pharaons ( premier nom de la titulature qui en comprendra cinq ).

Oupouaout, premier dieu tutélaire de la royauté ?

De récentes découvertes dans des sites préhistoriques égyptiens semblent confirmer la prépondérance du modèle d’organisation des lycaons pour les sociétés tribales de la période néolithique.

Les premiers habitants de la vallée du Nil furent sans doute frappés par les mœurs grégaires de ces canidés sauvages organisés en bandes fortement structurées et par leur tempérament commensal de l’homme, à une époque où les groupes humains s’organisaient et se hiérarchisaient, faisant émerger la notion de chefferie.

N’oublions pas qu’à l’état sauvage, ces canidés, assimilables aux chacals, pratiquent dans la savane une technique de chasse conjuguée collective, rabattant le gibier vers les lionnes afin de se partager les restes du festin laissé par ces dernières. Cette particularité suscita probablement l’intérêt croissant des groupes de chasseurs avec lesquels ils partageaient le même territoire de chasse. On peut imaginer qu’ils suivirent les chasseurs nomades dans leurs pérégrinations, rabattant pour eux le gibier tant convoité et se contentant des carcasses laissées près des foyers.

Petit à petit la collaboration distante fit place à un rapprochement de plus en plus étroit et sans doute consenti, amorçant un processus de domestication non prédatrice (la consommation de la viande de canidé se limitant, pour l’Ancien Empire à celle des hyènes).

C’est sans doute cette spécificité qui fit de ce pseudo chacal le premier auxiliaire cynégétique de l’homme et l’emblème archaïque de la chefferie puis du pouvoir royal lui-même. À la période préhistorique où la survie des clans dépendait étroitement du produit de la chasse, cet auxiliaire canin fut progressivement associé à la personne et à la fonction du chef, chasseur émérite par nature. L’enseigne d’Oupouaout et ses attributs cynégétiques en sont peut-être la codification matérielle protohistorique puis historique.

Sur un bas-relief fragmentaire provenant du complexe funéraire du pharaon Niouserrê à Abou Ghorab (Ancien Empire, Ve dynastie), certains ritualistes sont coiffés de dépouilles de canidés. Ce costume tout à fait inhabituel, constituant un exemple unique dans tout le fond iconographique de la Fête-Sed, est sans doute la survivance matérielle d’un antique rituel préhistorique associant la force potentielle du canidé avec la personne physique du chef de chasse, futur pharaon.

Assiout ou Siout, dont il était le dieu tutélaire, a longtemps eu un rôle stratégique en Moyenne Égypte. Elle était une ville de garnison, comme en témoignent le contenu des tombes qui y furent mises au jour ainsi que les inscriptions du nomarque Hâpydjéfaï (XIIe dynastie) qui commandait également la garnison nubienne de Kerma.

Le Sanctuaire de Oupouaout :

Le sanctuaire principal du dieu à Assiout, en Moyenne-Égypte n’a jamais pu être découvert, donc fouillé, la ville moderne recouvrant totalement les vestiges de l’antique cité du dieu chacal.

On connaît toutefois un peu l’organisation de son clergé grâce aux fameux contrats funéraires gravés sur les parois de l’hypogée du nomarque Hâpidjefai (XIIe dynastie), à Assiout, dans lesquels le propriétaire de la tombe énumère les clauses lui garantissant les services du clergé du dieu pour son culte funéraire.

Quant aux représentations anthropomorphes, elles sont beaucoup plus rares et postérieures aux premières dynasties.

Il existe un race de chien spécifique à l’Égypte Antique, Le chien du pharaon est une race canine très ancienne. En provenance d’Égypte ancienne, les ancêtres du lévrier du Pharaon se sont répandus un peu partout le long de la Méditerranée, notamment en Crète, en Sicile, dans les îles maltaises et surtout en Espagne et dans les îles Baléares.

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Les îles, en particulier, les ont préservés des contacts extérieurs durant des siècles; ils sont encore probablement très proches de leur ancêtre, le tesem des Pharaons, Le Lévrier Tesem ou Lévrier de Khéops était un chien de chasse africain, aujourd’hui disparu.

Canis Minor, nom latin du dieu Oupouaout :

Canis Minor, nous l’avons vu, trouve donc son origine dans la symbolique du Chien Oupouaout.

Oupouaout est intimement lié à la Constellation du Cancer, d’où sa très proche proximité du Crustacé céleste sur le Zodiaque Egyptien.

Ouvrons une petite parenthèse à propos du Cancer, on lit que Christiane Des Roches Noblecourt pense que : « Les Anciens Egyptiens utilisaient l’image du scarabée pour représenter le Cancer », mais dans ce cas pourquoi est ce un crabe qui est représenté sur le Zodiaque de Denderah pour symboliser la Constellation Zodiacale du Cancer ?

D’autant que le Cancer est rattaché à la Lune et non pas au Soleil comme c’est le cas pour Képri le Scarabée, voilà encore une sacrée confusion…

Canis Major est la Déesse Neith :

Canis Major était représentée par la Déesse Neit l’Archère à l’époque de l’Egypte Antique, c’est à partir de son attribut : l’arc que les Grecs et les Romains en ont fait la Déesse Artémis.

Les Greco-Romains rajoutèrent à Neith des chiens qui devinrent les attributs de Artémis-Diane en plus de son arc, ce sont ces chiens les Greco-Romains nommèrent Sirius pour le grand Chien ( Canis Minor ) et Procyon pour le petit chien ( Canis Minor ).

D’où est venue l’idée du Chien ?

Sans doute du dieu Chien Oup(y)-ouaout ou Oupouaout, dont le nom signifie « Celui qui ouvre les chemins ».

Oupouaout est figuré sous l’aspect d’un canidé hybride du chacal et du chien sauvage (canis lupaster).

Une parèdre lui est parfois adjointe, simple féminisation de son nom Oupetouaout : « Celle qui ouvre les chemins ». Elle ne joue aucun rôle significatif en dehors de celui, nécessaire, du complément féminin du dieu.

Le dieu présente pratiquement les mêmes caractéristiques extérieures qu’Anubis mais Oupouaout est représenté debout sur ses pattes, alors qu’Anubis est plutôt figuré couché.

Son nom d’origine est vraisemblablement Sed(y) signifiant « Celui à la queue », caractéristique physique la plus remarquable de l’animal lui conférant sa silhouette particulière et aussi allusion à l’utilisation de la queue du canidé dans le costume de chasse aux époques préhistorique et pré dynastique.

Il a sans doute donné son nom au rituel jubilaire de la Fête-Sed, dans lequel l’enseigne du dieu joue un rôle d’accompagnatrice divine des principales actions royales.

La Fête-Sed serait elle-même à l’origine une chasse de qualification rituelle destinée, à la préhistoire, à désigner le nouveau chef de la tribu, à une époque où la notion de pouvoir était étroitement liée à la fonction cynégétique et donc à la puissance nourricière du chef.

Au-delà de cette fonction de jubilé, la fête-Sed était une cérémonie régénératrice que le pharaon pouvait organiser pour montrer à son peuple qu’il était encore capable de gouverner le pays.

Lors de cette fête, le Pharaon tire des flèches en direction des quatre points cardinaux pour montrer que sa domination s’étend sur le monde.

Oupouaout fut ainsi associé à la notion d’ancestralité royale. On le voit fréquemment présider le double cortège des Âmes de Nekhen, divinités anthropomorphes à tête de pseudo chacal symbolisant les antiques rois du royaume préhistorique de Haute-Égypte, et des Âmes de Bouto, divinités symétriques aux premières, à tête de faucon et incarnant les ancêtres royaux de la Basse-Égypte.

Ce double cortège divin est figuré en train d’encadrer et d’acclamer le pharaon intronisé sur le double kiosque de la fête-Sed dans une sorte de rite de consécration monarchique.

Oupouaout, gardien de la personne royale par la prime fonction cynégétique -donc terrienne- du chef de clan, fut détrôné, à partir de la période thinite (-3000 à -2700 ) par des divinités plus sophistiquées, tel Horus, plus en harmonie avec une conception désormais céleste et universelle de la souveraineté.

Nous observons bien que Sedy est devenu un Horus « ouvrant le chemin » au « Cortège royal » sur le zodiaque de Denderah.

Voici un bas-relief où l’on voit Oupouaout-Sed(y) représenté en « Horus qui réside à Abydos » ( ne pas confondre celui qui a une tête de chacal qui lui est Anubis ), ce bas-relief est visible au Temple de Sethi 1er à à Abydos :

Sed(y)-Oupouaout se trouve juste au-dessus de tête de la Vache sur le Zodiaque de Denderah, vache qui nous l’avons vu, est devenue la Licorne.

Cette position fût reprise par les astronomes grecs comme en témoigne la gravure ci-dessous, mais les astronomes grecs choisirent de conserver la représentation en Chien de Sedy-Horus, qui leur sembla moins égyptien pour les générations futures :

On constate bien aussi que le Lion ( le cortège ) représentant symboliquement aussi le Soleil ou réciproquement, va franchir le seuil représenté par l’Étoile Sopdet car tout le zodiaque va dans une seule direction circulaire, cette direction est d’ailleurs appuyée par la Flèche de la Déesse Neith :

Dont la boucle est l’Étoile Sopdet au moment de la crue du Nil, c’est à dire à la transition entre les saisons Chémou et Hekhet, au début du Mois du Mois Thot.

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La « boucle » de la ronde du cortège étant représenté par ce qui deviendra au 18 ième Siècle par Nicolas-Louis de Lacaille en 1752, la Constellation Caelum ( le Burin, que l’on représente en général par 2 ou 3 étoiles ) mais que les égyptiens représentaient sous la forme d’un plant de papyrus comme celui exposé au Musée du Louvre mais qui au nombre de trois représente le Delta ( Basse-Egypte ) :

La Constellation Caelum se trouve bien dans le ciel au même endroit que le Plant de Lotus symbolisant la boucle de la nouvelle année sur le Zodiaque de Denderah, comme en témoigne la représentation astronomique moderne ci-dessous :

Le jour de l’an était également l’occasion de faire des offrandes aux défunts ( Ouapouaout ) et aux dieux, surtout à Rê le Soleil-Lion, dont le jour de naissance était censé être le jour du Nouvel An Egyptien.

On ne voit pas le mât de la barque Solaire, car « la bite d’amarrage » nous le cache, mais grâce à ce montage :

Les Chiens Sirius

On peut voir à quoi est relié la chaîne qui est attaché aux cous des Chiens.

Ces Chiens sont nommés Khentamentiou, Oupouaout, Inpou, tardivement ils ne forment qu’un seul et même chien, et dans ce cas, il arbore aussi la tête d’un faucon, celle de Râ ou Horus selon les périodes.

Initialement, lorsque les Anciens Égyptiens observaient le soleil se lever à l’Est dans l’horizon, quelques minutes avant qu’apparaît l’Astre Solaire, c’était la Constellation de Canis Minor, le Petit Chien qui le précédait.

De fait, ce n’est pas Sirius de Canis Major, le Grand Chien que certains égyptologues, ayant des notions d’astronomie, nomment  Isis, qui annonçait le Nouvel An en tant qu’étoile très visible dans le ciel mais bien le Trio Khentamentiou, Oupouaout, Inpou.

Isis n’a jamais été représenté en chien, il est donc inconcevable égyptologiquement parlant de lui attribuer l’apparence d’un canidé.

D’autant que cette étoile très lumineuse qu’est Sirius que les anciens Égyptiens nommaient Sopdet était représenté par eux, par une vache et non un chien comme les Grecs bien plus tard, l’identifièront.

Le Trio de Chiens ou « chien à 3 têtes » apparaît juste avant que le Soleil sur sa barque ne franchisse la « bite d’amarrage » ou Pilier Djed, symbolisant le retour du voyage annuel du Soleil, lorsqu’on l’observe de la Terre.

Cette « bite-boucle » cyclique est indiqué selon le Calendrier Nilotique à la date du 19 Juillet, avant la Précession des Équinoxes, c’est à cet époque que l’on fêtait le Nouvel An et la Fête Sed.

La Fête Sed était symbole de régénération, ainsi le soleil se régénère par lui-même, de-là, le lien entre le Pharaon et le Soleil, pour la fête de son Jubilé, qui est en terme plus simple signifie Anniversaire.

L’Astronomie actuelle est une sorte de résumé des observations célestes, résumé qui fût établit par les Grecs qui transformèrent la Déesse Aset en Chien, ce qui est à la fois une erreur et une injure à cette Déesse, en effet, les Grecs ne favorisaient pas du tout les femmes, c’est pourquoi, ils ont préféré masculiniser le ciel.

Le Soleil et le Lion :

Le Lion ou panthera leo a été vénéré(e) sous ses formes mâle et femelle par les anciens égyptiens.

Le Lion a été assimilé au soleil mais aussi à l’eau, car les inondations du nil se produisaient lorsque le soleil passait dans la Constellation du Zodiaque du Lion.

Ré est aussi le père de la Déesse lionne Sekhmet.

Vous l’aurez compris, les Greco-Romains ont fait un méli-mélo des personnages égyptiens pour créer la mythologie grecque en essayant de brouiller les pistes afin que soit, on ne se rende pas compte qu’ils s’étaient servi de la mythologie égyptienne soit parce qu’à l’époque comme le souligne l’Égyptologue Serge Sauneron, égyptologue ( 1927 à 1976 ) :

« Les plus célèbres parmi les savants ou les philosophes hellènes ont franchi la mer pour chercher, auprès des prêtres égyptiens, l’initiation à de nouvelles sciences ».

Oupouaout et les Grecs :

Pour les Grecs la transformation d’un homme en canidé, fut repris sous le Mythe du chien-loup Lycaon :

Selon les sources devint un chien-loup à part entière, selon d’autres, seule sa tête humaine se changea en tête de chien-loup, certains supposent que c’est ce mythe qui créa la légende du Loup-Garou.

Mais cette histoire ne reprend évidemment pas le Mythe du dieu Oupouaout, car selon leur habitude de réadapter la culture des autres pour en faire la leur, les grecs se sont surpassés avec Canis Minor.

Nous avons déjà abordé et développé le sujet du Chien chez les Grecs, notamment avec la Constellation Canis Major-Neith l’Archère, nous en saurons aussi plus en détails lors de l’analyse de la Constellation Lupus.

Influence Chrétienne dans l’Astronomie:

Le ciel astronomique fût, pendant un temps, vers le XVII ième Siècle, peuplé des personnages de la Bible, Canis Minor fût représenté sous les traits de l’Agneau Pascal par Julius Schiller dans son Coelum Stellatum Christianum, daté de 1627.

Source : http://www.lindahall.org/services/digital/ebooks/schiller/constellation.shtml

Dans la tradition juive, l’Agneau Pascal fait référence au sang de l’agneau qui, sur les portes des maisons des Hébreux, permettait de signaler à l’Ange de la Mort que ces maisons devaient être épargnées de la mort des premiers nés, qui ne devait frapper que les Égyptiens ( une des dix plaies ).

Il existe avec cette influence judéo-chrétienne, une allusion entre Oupouaout le Chien Funéraire et l’Ange de la Mort.

Vision astronomique de l’Egypte Antique :

Nous l’observons sur le Zodiaque Egyptien, Canis Minor est représentée par un homme à tête de Faucon puisque Oupouaout est le frère d’Horus comme nous l’avons vu mais qu’en est-il de l’Uranometria ?

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La forme de la constellation Canis Minor est toute simple puisqu’en général on la représente avec deux ou trois étoiles reliées, voilà une représentation étonnante pour représenter un chien non  ?

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Et si ce bâton ainsi formé voulait illustrer lplutôt le « sceptre » nommé Ouas que tient Oupouaout que l’on observe très bien si on rassemble bien plus d’étoiles de la constellation de Canis Minor sur les 4 angles différents ci-dessous  :

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Si on superpose ces 4 angles, on observera à coup sûr un Homme à tête de Faucon tenant un sceptre mais certainement pas un chien.

Superposons le dessin linéaire latin au dessin linéaire égyptien, que remarquons-nous si ce n’est que l’astronomie égyptienne est bien plus pratique pour reconnaître nos Constellations car l’astronomie égyptienne rassemble bien plus d’étoiles que Bayer ?

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Voici la représentation officielle la plus courante de la Constellation Canis Minor observée par les astronomes :

Il suffit de superposer la Constellation du Petit Chien sur Oupouaout pour comprendre comment on peut voir un chien représenté dans le Ciel avec seulement deux étoiles.

Il est certes difficile de voir le frère d’Horus ou un Chien comme le prétendent les astronomes.
Mais si on observe l’étoile au-dessus de la Tête de Oupouaout et qu’on tient compte de sa proximité avec la Constellation du Cancer, on peut nommer cette étoile comme étant Procyon sans se tromper, on peut observer aussi que Oupouaout-Canis Minor est bien devant la Barque Solaire qui transporte le Lion mais si cela ne suffit pas, on peut s’aider de la Vache en dessous de Oupouaout, la Vache de Sothis qui fut interprétée par Petrus Plancius comme étant une Licorne.

Nous avons développé le sujet de la Licorne ( en latin Monoceros ) dans l’analyse de la Constellation de Canis Major-Neith l’Archère.

Voici la partie du Ciel astronomique où on observe bien que Canis Minor est au-dessus d’un Animal à Corne(s) :

Comme sur le Zodiaque Egyptien, Canis Minor est aussi bien entouré par les Constellations du Cancer, des Gémeaux ( Gemini ) et de la Vache-Licorne.

Identification Astronomique :

Ptolémée la répertoria dans son Almageste mais pour d’autres c’est le catalogue de Hipparque qui la recensa le premier bien que nous savons que Hipparque, lui se basa sur l’astronomie Egyptienne puisque nous observons que ces derniers maîtrisaient parfaitement eux aussi l’Astronomie.

Procyon (α Canis Minoris / α CMi) est l’étoile la plus brillante de la constellation du Petit Chien et la huitième plus brillante du ciel nocturne.
Son nom vient du grec προκύων (prokýōn), ce qui signifie « avant le chien », Procyon précédant Sirius (l’étoile du Chien) lors de son déplacement sur la voûte céleste.

Il ne faut pas confondre Canis Minor ( et Canis Major ) avec les Chiens de Chasse ( Canes Venatici ) dont la découverte est plus récente, ce sont deux chiens portant des colliers et tenus en laisse par le Bouvier. Ils furent nommés ainsi mais bien après C.Ptolémée. Mais Aucune mythologie n’est rattachée à la constellation Canes Venatici. Cette constellation a été introduite par Johannes Hevelius en 1687. D’après lui, ils représentent les chiens du Bouvier « Chara » et « Astérion ».

Canis Minor est en général représenté par une simple ligne incluant l’étoile Procyon.

Mais avec la civilisation égyptienne, on se rend compte que si on rassemble presque toutes les étoiles de la Constellation de Canis Minor, on finit bien par dessiner un Horus Humain.

Cet exemple parmi tant d’autres explique que l’Astronomie Moderne ne peut pas se passer de l’Egyptologie, car sans l’Egyptologie, on ne peut pas savoir que « Oupouaout le chien apparaît aussi sous sa forme de Faucon selon la région en Egypte ».

Canis Minor étant une Constellation proche de l’équateur mais légèrement au Sud.

L’étoile Procyon était appelée ainsi par les anciens Grecs car elle se levait avant Sirius, l’étoile la plus brillante du Grand Chien, mais la constellation ne fut utilisée qu’à partir de la période romaine en tant que représentation du plus petit des chiens de chasse d’Orion.

Le Zodiaque de Denderah ou plutôt le Disque de NWT, lui nous montre donc Canis Minor sous son aspect du Sud. C’est pourquoi sans doute aucun astronome n’a su à ce jour repérer cette Constellation pour ainsi y voir ce qu’on y voit très facilement si on est regarde le Ciel étoilé à l’égyptienne avec un oeil au Sud :

Il n’y a aucune triche, ce dessin est naturellement là comme pour chacune des constellations, les Anciens Egyptiens ont simplement repris le dessin naturel tel quel.

Avouez que le Canis Minor égyptien a bien plus de prestance que le petit bichon de Bayer, non ?

Rassurez-vous j’aime les chiens aussi, mais ici cette prestance est à rattaché au Soleil, car Oupouaout est l’ouvreur de l’Année Nouvelle solaire d’où le choix égyptien de le représenter avec une tête de Faucon solaire.

Mais Oupouaout n’est pas Râ le Soleil, sinon Oupouaout devrait porter la Double Couronne, celle que l’on voit sur la tête de l’oiseau Faucon juché sur un bouquet de Lotus, car c’est lui qui en prenant son envol, fera monter le soleil très haut dans le ciel vu de la Terre.

Canis Minor se trouve bien à proximité des Gémeaux dont la Constellation était traversé par le Soleil au Mois de Juillet à l’époque avant la précession des équinoxes, actuellement et depuis c’est dans le moins de Juin que le Solstice d’été à lieu.

 

Mais le Solstice d’été est une notion latine, car, l’Egypte Antique avait elle divisé son année solaire en 3 saisons de 4 Mois mais peu importe le nombre de Saisons, il s’agit ici de retenir la notion de Nouvel An Solaire annoncé et précédé par l’Ouvreur.

Il ne s’agit donc pas de laisser le délire latin astronomique continuer à sévir dans notre référentiel astronome, nous devrions plutôt nous baser sur la représentation égyptienne.

Les Constellations limitrophes de Canis Minor sont : le Cancer, les Gémeaux, la Licorne, …

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Cette page fait partie d’un ensemble dont le travail de recherche consiste à décrypter les personnages du Zodiaque de Denderah, ce travail de recherche inclut un Zodiaque-Map cliquable, ainsi qu’une représentation fidèle en très grande taille du Zodiaque de Denderah.

Vous avez la possibilité de commander un Poster de ce Zodiaque en couleurs d’une taille à partir de 80 cm sur 120 cm.

Vous pouvez lire aussi le travail de recherche qui sert d’introduction aux Constellations Égyptiennes à cette adresse :

Lien vers le travail de recherche

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