Constellation Hydra-Aapep le Serpent

On peut identifier aisément un long serpent sur le Zodiaque sous le Lion presque au centre du Zodiaque Egyptien, en dessous du Cancer :

Agrandissons-le :

Hydra et Aepep :

Apophis est le nom grec du nom égyptien Aapep ou Aapef signifiant « géant » ou « serpent géant »,

Un autre serpent du nom de de Rerek « au venin sans pardon » fait lui partie de la faune maléfique que rencontre le défunt sur le chemin qui le mène dans l’au-delà, il est possible que Apophis et Rerek ont été confondus pour ne former qu’un seul Serpent malfaisant.

Les serpents représentent souvent les divinités et la royauté en Égypte Antique mais Apophis est le symbole des forces hostiles en révolte contre l’ordre du monde.

Quotidiennement, Aapep sort des ténèbres afin de tenter de faire échouer la barque solaire voguant sur le Noun, cherchant ainsi à mettre fin au processus de création.

223482_10151544164854175_619265921_n

Les ondulations de son corps sont d’ailleurs assimilées aux buttes de sable que le Nil laissait apparaître au moment des hautes eaux et qui étaient susceptibles de faire chavirer les bateaux.

Apophis contre-attaque toujours. Il s’ingénie, à midi, à boire toute l’eau du fleuve céleste pour immobiliser le convoi, mais les génies parviendront à lui faire recracher le précieux liquide.

Aapep le serpent gigantesque, entend étouffer le Soleil et faire disparaître l’Humanité, la plongeant dans les ténèbres perpétuelles.
Chaos personnifié, mal incarné aux yeux des anciens Egyptiens.

Le Serpent Apophis tente chaque nuit d’attaquer la barque de Rê, le dieu Soleil ( sur le Zodiaque Ré ou Râ est représenté par le Lion )
Apophis pourrait interrompre le cycle de la vie que symbolise le lever et le coucher de l’astre solaire.

Chaque lever de soleil symbolise donc la victoire quotidienne de Rê sur l’effrayant serpent de nuit.
Dieu des forces mauvaises et de la nuit, personnification du chaos, du mal cherchant à anéantir la création divine. Son nom Aapep ou Aapef (en égyptien ancien) signifiait « géant » ou « serpent géant ».

Il est possible que ce soit l’explication qu’ont trouvée les Égyptiens de l’Antiquité pour expliquer les phénomènes d’éclipse de soleil qui représentaient autant de combats momentanément perdus par le dieu Rê.

Cet énorme serpent est le symbole du non-être, de la non-existence.

Symbolisant l’éternelle menace du chaos sur le monde organisé. Apophis est l’Ennemi Divin par excellence : Long de cent coudées, son corps démesurément long et sinueux cherchait à enserrer le Soleil pour l’anéantir.
Mais l’astre divin se défendait avec succès et le monstre vaincu, rouge du sang versé pendant le combat, teintait de pourpre l’aube et le crépuscule.

Les Défenseurs de la Barque Solaire :

Il y en plusieurs, Rê ou Râ est défendu par Khnoum selon des hymnes venant de Soumenou, ou bien par Onouris selon une autre source de l’Ancien et Moyen Empire mais aussi par Seth ( Seth fût ensuite assimilé à Apophis ) mais ce rôle de défenseur fût aussi attribué à au frère d’Horus, Ouapouaout comme on peut le voir ci-dessous :

Très peu de documents évoquent l’apparition du serpent Apophis. En fait, seul le temple d’Esna renferme une référence précise sur son origine.
D’après cette référence, Apophis serait né d’un crachat du démiurge que les dieux primordiaux auraient rejeté, le condamnant ainsi à une perpétuelle révolte.

Apophis et le Monde Inférieur :

Apophis hante un lieu situé au-delà du monde créé (la Douat, le monde inférieur), symbolisant la non-existence.
Ainsi, le chapitre « Pour repousser le démon Apophis » du « Livre des Morts » est une longue conjuration destinée à protéger le défunt des éventuels assauts du serpent maléfique.

Les égyptiens pratiquaient des rites d’envoûtement destinés à repousser Apophis et les autres puissances hostiles. Les plus répandus consistaient à la réalisation de petites figurines fabriquées à l’effigie d’une des formes animales adoptées par le serpent (hippopotame, tortue, oryx) sur lesquelles était gravé le non d’Apophis. Ces figurines étaient ensuite lacérées et jetées au feu.

Dans l’Au-delà, les formules contenues dans les textes funéraires, dont notamment le chapitre XXXIX du Livre des Morts intitulé « Pour repousser le serpent Apophis » (Papyrus Bremmer-Rhind du IVe siècle conservé au British Museum) permettaient au défunt de contrer l’animal maléfique.

Apophis, l’ennemi éternel des dieux, n’appartient pas à l’existant, et n’a ni commencement ni fin.

Le Livre de l’Am-douat :

Ce livre décrit ce qui se passe dans l’au-delà. Le Dieu du soleil a douze heures pour renaître, sous la forme du scarabée Khépri. A chaque heure correspond une étape du voyage.

Le Livre des Portes :

Le livre des Portes que le défunt doit traverser dans l’au-delà figure dans les tombeaux royaux. Une très belle représentation peut être vue dans la tombe de Ramsès VI et sur le sarcophage de Sethi Ier.

Après avoir franchi la 5ème porte, le Dieu du Soleil assiste à la déroute d’Apophis, qui est porté par 12 dieux. Les têtes de 12 hommes dépassent de ses anneaux; ce sont les victimes d’Apophis.

Râ inverse la situation lors de son passage : les 12 têtes humaines émergent des anneaux et dévorent le corps du serpent, qui périt.

« Sans yeux, sans nez, sans oreilles, respirant par ses rugissements, vivant de son propre cri », Apophis ne peut plus nuire. Mais à peine le Dieu Râ est il passé que les têtes réintègrent les anneaux qu’elles viennent juste de dévorer.

(« Mythes Egyptiens » de George Hart et « Les Dieux de l’Egypte – l’un et le multiple » – Erik Hornung – Champs/Flammarion – page 143)

Cette allusion au nombre 12 est clairement destiné aux 12 Signes du Zodiaque, dont la structure circulaire est aussi assimilée à l’Écliptique représenté dans ce cas par Apophis.

Le Zodiaque ou écliptique est donc pour les Anciens Egyptiens, une sorte de Serpent qui pourrait être assimilé en quelque sorte à l’Ouroboros, le Serpent qui se mange la Queue.

Le symbolisme de l’Ouroboros :

L’image du Serpent qui se mange la queue était présente dans la culture de l’Egypte Antique, comme en témoigne cette représentation du papyrus de dama-heroub :

L’ouroboros, le serpent qui se mord la queue était appelé « queue en bouche » en égyptien. L’origine remonte dans l’ancien livre de l’Amdouat où le serpent aux « nombreux visages » protège dans ses replis la dépouille du dieu soleil .

Ce serpent connu dans de multiples cultures, évoque donc aussi la ronde des Signes ou des Constellations internes à l’Écliptique, en effet, comme pour les Saisons, le cycle zodiacale recommence lorsque le Soleil passe de la Constellation des Poissons à celle du Bélier, du fait de la rotation de la Terre.

La Constellation de Cetus qui est dans le voisinage proche des Poissons est d’ailleurs bien assimilé à Typhon, c’est à dire Seth, qui n’est autre que Apophis selon les époques.

Le Serpent Ouroboros représente donc aussi l’éternel recommencement, le cycle infini, la renaissance par lui-même.

Selon Michèle Mertens, spécialiste en langues et littératures classiques et Docteur en philosophie, qui a écrit  Les alchimistes grecs : Zosime de Panopolis, Les Belles Lettres, 1995 : « Attesté en Mésopotamie, l’ourobore se rencontre surtout en Égypte, et ce depuis une période très ancienne : il est déjà mentionné dans les textes des pyramides. »

Les premières représentations figurées remontent à la XVIIIe dynastie : on en a notamment des exemples sur une des chapelles dorées de Toutânkhamon.

chapelle ourobore touthankamon

Par la suite, le motif est fréquemment employé : on le trouve sur les cercueils et sur les vignettes des papyrus dits mythologiques.
Sa forme circulaire a suscité diverses interprétations de la part des Égyptiens.
Il semblerait qu’à l’origine on ait considéré l’ourobore comme marquant la limite entre le Noun et le monde ordonné; entourant la totalité du monde existant, il en vient tout naturellement à symboliser le cycle du temps et de l’éternité.
En outre, l’ourobore fut parfois représenté encerclant le soleil naissant à l’horizon du ciel, pour figurer la renaissance de l’astre du jour, chaque matin, au sortir du Noun.
Il fut, dès lors, perçu comme un symbole de rajeunissement et de résurrection, d’où sa présence sur les cercueils.

Le Serpent Méhen :

Dieu Mehen
Il semble qu’on lui ait parfois attribué un rôle de protecteur sous le nom de Méhen.

Le dieu Mehen « l’encercleur » est représenté sous la forme d’un serpent qui encercle la cabine de la barque solaire du dieu Rê afin de lui apporter sa protection lors du voyage céleste, et à l’abri de laquelle le dieu en gestation se prépare à renaitre. Parfois le serpent protecteur Mehen encercle le dieu Osiris.

Mehen figure dans les textes des pyramides, sur des sarcophages, et sur des livres royaux des tombes de la vallée des Rois.

Selon la mythologie égyptienne, le fait de connaitre son nom permet au défunt d’entrer dans la boucle protectrice du serpent Mehen et de s’identifier à Rê pour accéder à la vie éternelle.

C’est pourquoi on voit un Serpent géant entourant Râ le Soleil, ce serpent symbolise le retour annuel du Soleil, lors du Nouvel An Égyptien.

Cette manière de le représenter fût stylisé à travers les époques pour finir par être représenté comme sur le Zodiaque Egyptien, c’est à dire avec le Lion incarnant le Soleil ( le Signe du Lion commence en plein saison de l’été, époque de l’année où il est le plus haut dans le ciel, bien qu’il commence sa descente, c’est en tout cas, la période de l’année sensée être la plus chaude ) est debout, les pattes bien ancrées sur la barque-serpent.

Faut il rajouter que le Nil est aussi représenté comme le corps d’un serpent comme nous l’avons vu avec la constellation Erindanus-Nil, c’est bien sur un fleuve sinueux ( apparenté aussi à la Voie Lactée ) tel un reptile, que voguent les barques.

Nous observons bien que comme dans le Zodiaque Egyptien, la Constellation du Lion ( Leo ) se trouve juste au-dessus de la Constellation Hydra mais on peut aussi voir que l’Oiseau qui se trouve derrière le Lion et donc aussi au-dessus de Hydra, sur le Zodiaque de Denderah est la Constellation que l’on nomme Corvus, c’est à dire le Corbeau.

Voici une représentation de Hydra et de Leo comme illustrée sur la Tablette Séleucide d’Uruk, exposée au Louvre :

Nous observons sur cette version Babylonienne de la Constellation Hydra que c’est cette culture qui a permis aux Grecs de créer le Mythe de l’Hydre de Lerne que Héraclès devait tuer lors de ses 12 Travaux, 12 comme le Zodiaque de écliptique.

Ainsi donc les Anciens Egyptiens nous démontrent que non seulement, ils s’y connaissaient très bien en Astronomie mais que leur virtuosité graphique peut faire aussi l’admiration de tous, en effet, par « manque de place » ou plutôt pour respecter la représentation circulaire afin d’y insérer toutes les Constellations, ils se sont ingéniés a représenté à la fois le Mythe de Aapep et la constellation Hydra sur le même plan, mais ce n’est pas tout, nous verrons avec la Constellation Navi Argo, le Vaisseau, que les créateurs du Zodiaque Egyptien ont aussi superposé cette constellation Navi Argo à la Constellation Hydra qui comme nous l’avons vu représente aussi la Barque de Ré.

Les Grecs et Hydra :

Voyons voir comment les Grecs vont transformer la Culture Egyptienne du Mythe de Aapep.

L’Hydre de Lerne est une créature est décrite comme un serpent d’eau ( Le Fleuve Nil ) avec parfois un corps de chien ( le Dieu Egyptien Oupaouaout qui se trouve devant la barque ) possédant plusieurs têtes, dont une immortelle. Ses têtes se régénéraient doublement lorsqu’elles étaient tranchées ( le principe d’immortalité de Aeper sans cesse tué, sans cesse renaissant ), et l’haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison radical ( Rerek et son venin sans pardon ), même durant le sommeil de l’animal.
L’Hydre pour les Grecs fut engendré par Typhon ( Seth ) et Échidna.

Nous vous épargnerons le travail d’Héraclès contre l’Hydre, car ce n’est pas ce héros qui nous intéresse dans l’analyse de la Constellation Hydra.
Concentrons-nous plutôt sur un autre Héros, Jason et ces Argonautes

Jason était le fils de Polymède et d’Eson, roi d’Iolcos en Thessalie qui avait été détrôné par Pélias, son beau-frère.

A l’âge de 20 ans il somma Pélias de lui restituer l’héritage de son père; mais celui-ci, au lieu de le lui rendre, le persuada d’aller en Colchide pour y faire la conquête de la Toison d’or, que Phryxus y avait apportée, et que gardaient un horrible dragon ( Hydra ). Jason réunit les princes de Grèce, s’embarqua avec eux sur le navire Argo (d’où ils prirent le nom d’Argonautes), et arriva en Colchide.

La Toison d’or du Bélier se trouvait accroché à un arbre mais un un monstre aux multiples têtes que nous connaissons sous le nom de Hydra gardait ce trésor.

La suite nous la connaissons…

Ce qui est intéressant avec Jason, c’est que nous savons d’où vient la Constellation Argo Navi, les Grecs se servirent simplement de la
la barque solaire de Ré pour en faire le célèbre navire, nous analyserons cette constellation à la suite de la Constellation Hydra.

Influence Chrétienne dans l’Astronomie:

Le ciel astronomique fût, pendant un temps, vers le XVII ième Siècle, peuplé des personnages de la Bible, Hydra fût représenté sous les traits de la Rivière Jourdain par Julius Schiller dans son Coelum Stellatum Christianum, daté de 1627.

Source : http://www.lindahall.org/services/digital/ebooks/schiller/constellation.shtml

Il est évident que le Christianisme n’aurait pas laissé de Serpent dans le ciel…La « Rivière Jourdain » qui est en fait un Fleuve évoque néanmoins un cours d’eau où les bateaux circulent.

Voici un extrait de la Bible à ce sujet : « « Puis Galaad s’empara des gués du Jourdain avant que ceux d’Ephraïm y fussent arrivés. Et quand un des fugitifs d’Ephraïm disait : – Laissez-moi passer – les gens de Galaad lui disaient : – Es-tu Ephraïmite ? -. Il répondait : – Non – alors ils lui disaient – Et bien, dis le mot Schibboleth ! – et il disait : «Sibboleth» sans parvenir à bien le prononcer. Alors on le saisissait et on l’égorgeait près des gués du Jourdain. Il tomba en ce temps-là quarante-deux mille hommes d’Ephraïm. »

Aapep le Serpent transporte t’il sur son dos un ou deux lions ?

Profitons de Aapep qui transporte le Lion, pour parler de la Constellation Leo Minor, le Petit Lion ou « Le Petit Roi ».
Si on observe un planisphère céleste actuel, on peut voir que l’astronome polonais Johannes Hevelius vers 1660 (dans un ouvrage publié en 1690, après sa mort) a « découvert » ce qu’on nommera Leo Minor :

Est ce que ce Leo Minor est il déjà représenté sur le Zodiaque Egyptien ?

Pour conclure sur Leo minor, saviez-vous que certains Astronomes affirment que : « les Égyptiens voyaient dans le Lion, une faucille », on aura tout lu, comme si c’étaient les astronomes latins qui possèdent le dessin original des constellations, on constate bien que ce sont les Egyptiens antiques qui avaient reproduit tel quel le dessin des constellations.

Bien sûr que oui, presque sous la même forme, en effet, si nous prenons la forme de la Constellation-Signe du Zodiaque de Leo Major, voici à quoi elle ressemble :

La forme de Leo Major évoque presque naturellement la forme d’un Lion, si nous reprenons cette même forme de Leo Major est que nous la mettons dans le sens vertical, voici à quoi elle ressemble :

Superposons-la maintenant sur le petit personnage « presque à la renverse » au dessus du Lion du Zodiaque Egyptien, on constate qu’elle épouse quasiment celui-ci :

La Tête du Lion forme en fait, le Flagellum ou plus exactement le nekhekh et le corps du Lion forme la tête et la couronne appelée « hedjet » du petit personnage assis sur un fauteuil ou une chaise dont les pieds sont les pattes d’un animal ( souvent celles d’un lion ou d’un chien  ) comme c’était très courant dans le mobilier d’Egypte Antique :

Le flagellum ou nekhekh : symbole d’Osiris, il a la forme d’un fléau qui représentait la domination du souverain sur son peuple ; donc, par extension, la royauté. Souvent, le souverain croisait le sceptre heka et le flagellum pour montrer le lien très étroit entre le « royal » et le « divin » :

Voici l’illustration fidèle et en couleurs du « petit » personnage au dessus du Lion :

Johannes Hevelius n’a donc pas trouvé une nouvelle Constellation, il a simplement redécouvert ce que les Créateurs du Zodiaque Egyptien, avaient déjà trouvé et dessiné selon la forme de la Constellation Leo Minor, et ce plus de 1600 ans avant la naissance de l’astronome Polonais.

leo-minor-nekkeh

Voici plus en détails astronomiques, ce personnage au Nekkekh dont la majorité des étoiles dans cette portion du ciel ne nous montre pas de Leo minor mais l’évocation d’un poisson ou éventuellement un oeil, comment à partir d’une telle supposition, concevoir qu’il s’agit d’un Petit Lion, si ce n’est après avoir raccourci cette phrase entre astronomes du 17e siècle : « Mais si tu vois bien un PETIT amas d’étoiles près du LION, comment pourrais-t’on la nommer parce que je n’ai aucune idée de forme certaine » ?

 

Saviez-vous qu’une des étoiles de la Constellation Lion, se nomme Regulus, la traduction du Latin donne : « Petit Roi » ou « roitelet », en nous aidant de cette allusion on Lion, on peut dorénavant nommé Leo Minor plutôt par la »La Reine au Nekkekh » ( c’est bien une couronne qu’elle porte ) car comment concevoir et imaginer autre chose en observant cette constellation ?!

leo-minor-nekkeh-isole

Vision astronomique de l’Egypte Antique :

Revenons à Hydra, nous l’avons vu la Constellation Hydra est donc un serpent-barque comme l’ont illustré les créateurs du Zodiaque Egyptien mais qu’en penserait J. Bayer l’auteur de Uranometria, dont le catalogue est la référence des astronomes modernes ?

hydra-astro

On peut déjà supposer qu’un serpent devrait ressembler à un autre serpent à quelques détails près selon l’espèce, la page de Hydra de Bayer nous montrer un serpent banal comme celui sur le zodiaque de Denderah, nous avons vu que pour la Constellation Serpens Cauda et Caput, qu’il s’agit là d’un Cobra  :

hydra-bayer-vierge

Nous devons d’abord placer le dessin linéaire des astronomes modernes, ci-dessous en vert :

hydra-lignes-vertes-moderne

Comme nous l’avons fait pour toutes les autres constellations, nous allons essayer de retrouver notre Aapep le Serpent sur la page de Hydra de Bayer en nous servant des 4 angles de vue différents :

hydra-bayer-premier-angle-aapep-le-serpent

On constate que de très nombreuse étoiles sont ne sont pas parcourue par le dessin de Bayer, pourtant certaines d’entre elles expliquent la bonne positon et le bon sens la tête du Serpent:

hydra-bayer-verticale

Évidemment, le sens vertical n’est pas usité visuellement parlant, cet angle vous est proposé que parce qu’il fait partie des 4 angles de vision nécessaire afin de confirmer la présence d’une constellation en particulier dans notre ciel :

hydra-et-leo

Eh oui, comme sur le Zodiaque de Denderah, il y a bien un Lion sur Aapep, ce Lion explique le nombre d’étoiles non parcourues par le dessin de Bayer mais ce qui importe, c’est que pour chaque angle, on retrouve la même grosse étoile ( Alphard que l’on nomme aussi  » le coeur de l’Hydre »), terminons notre observation avec le 4 eme et dernier angle :

hydra-bis

La queue de l’hydre speut être admirée autour de la constellation du Corvus ( l’Oiseau Akhem dit le Corbeau ) qui est facilement repérable vers les constellations de la Vierge et de la Balance, c’est ce que nous montre le Zodiaque de Denderah sous cet angle-ci avec Corvus en bout de queue :

hydra-bayer-vierge-egyptien-aapep-et-corvus

Ce qui est très intéressant avec Hydra, c’est que l’on se rend compte qu’excepté pour Corvus l’Oiseau Akhem, les Astronomes modernes positionnent certaines constellations Crater au dessus du Serpent Hydra alors que les Égyptiens positionnent cette constellation Crater en dessous, en effet si on place Crater au-dessus de Hydra, qu’advient ‘il de Leo le Lion, du moins qu’advient il des pattes du Lion qui comme nous l’avons vu sur un des angles, se trouvent sur Aapep le Serpent Hydra ?

Voici pour terminer le trait  ( vert ) pour la représentation des astronomes des astronomes modernes superposé au trait bleu illustrant le Serpent Aapep :

hydra-bayer-premier-angle-aapep-le-serpent-lignes-vertes

Voici les dessins de cette constellation sur lesquels la majorité des astronomes s’entendent :

Voici un des dessins de la Constellation Hydra superposé à la Constellation Aapep :

On constate que c’est bien de la Constellation Hydra que les Créateurs du Zodiaque Egytien ont stylisé, du fait, qu’une Constellation a toujours une forme qui diffère toujours un peu selon l’angle sous lequel on l’observe.

Identification astronomique :

L’Hydre ( parfois nommée « Hydre femelle » pour éviter la confusion avec l’Hydre mâle) est la plus vaste et la plus longue des 88 constellations, s’étendant sur plus de 1 300 degrés carrés.
La tête de l’Hydre se trouve au sud du Cancer et son corps sinueux s’étend jusqu’à la Balance. Malgré sa taille, elle ne contient que deux étoiles réellement brillantes.

La constellation de l’Hydre fut citée par Aratos puis par Ptolémée, répertoriée dans son Almageste.

La tête de l’Hydre est située à mi-distance entre Procyon du Petit Chien et Régulus du Lion. On repère assez facilement (Mag 3) ses deux yeux, ε Hya et ζ Hya, assez proches et de luminosité sensiblement équivalente. Quand les conditions de visibilité sont bonnes, on voit se dessiner les deux narines parallèles aux yeux, et une cinquième petite étoile qui ferme la tête.

Les Constellations limitrophes à Hydra sont : le Cancer, Canis Minor, Corvus.

——————————————————————-

Cette page fait partie d’un ensemble dont le travail de recherche consiste à décrypter les personnages du Zodiaque de Denderah, ce travail de recherche inclut un Zodiaque-Map cliquable, ainsi qu’une représentation fidèle en très grande taille du Zodiaque de Denderah.

Vous avez la possibilité de commander un Poster de ce Zodiaque en couleurs d’une taille à partir de 80 cm sur 120 cm.

Vous pouvez lire aussi le travail de recherche qui sert d’introduction aux Constellations Égyptiennes à cette adresse :

Lien vers le travail de recherche

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s