Constellation Lyra-La Lyre d’Hathor

Derrière la Constellation du Dragon, à extrémité de la Massue de la Constellation d’Hercules-Somtous le Fils d’Hérichef, au-dessus de la constellation de la Corona Borealis-La Couronne de Mélilot, on peut voir un personnage féminin assis qui joue de la Lyre :

Agrandissons-le :

La lyre dont le nom égyptien est kniniwr, a différentes tailles, depuis les petits instruments élégants à cinq cordes qui se tiennent facilement sous le bras jusqu’aux grandes lyres à dix-huit cordes que l’on utilisait debout.

Hathor, Meret, bastet incarnaient la Musique et la Danse, peu importe l’instrument. Les cérémonies organisées en l’honneur de Bubastis, au moment de l’Inondation étaient accompagnées de réjouissances populaires durant lesquelles les participants dansaient, chantaient, jouaient de la musique et consommaient énormément de vin, l’ivresse étant un moyen d’apaiser la déesse Chat Bastet, afin qu’elle ne se transforme pas en lionne destructrice.

MUSICIENNES EGYPTIENNES

Toutefois, certains textes semblent s’accorder pour désigner Hathor, comme la divinité la plus représentative du domaine musical, il est vrai que les cornes de cette Déesse évoquent aussi une lyre :

La Lyre Egyptienne :

Ce serait Thoth qui inventa la lyre et non pas Apollon comme on peut le lire ici ou là.

La Lyre se joue en général soit dans une position assise, soit à terre, l’instrument se coince entre le coude et une main ou à bout de bras, tandis que l’autre main joue des cordes, comme illustrée ci dessous par une des pièces de la Collection Égyptienne de Norbert Schimmel :

Certains disent que la Lyre est un dérivé du Sistre dont on peut voir l’instrument sur plusieurs personnages, notamment Nefertari.

Il existe même une statuette égyptienne représentant un Singe jouant de la lyre :

Les lyres abondent dans toute l’Antiquité comme instrument privilégié des poètes. En Egypte, vers 2000 avant J.C, il n’est pas rare d’utiliser une petite lyre rustique entièrement en bois.

L’instrument à cordes évolua et varia de formes, de la Lyre ou de la Kitara on conçut la harpe de différentes tailles.

La lyre a été introduite au début du deuxième millénaire (Moyen Empire) mais ne fut jointe aux orchestres qu’au Nouvel Empire, époque où l’Égypte entre en rapports permanents avec l’Asie. Mais si la Lyre vient d’Asie, ce sont les Anciens Egyptiens qui firent d’elles l’instrument que l’on connait sous le nom de Harpe.

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Véritable référence du Moyen Empire dans les textes hiéroglyphiques, le « Chant du Harpiste » évoque une sorte de carpe diem égyptien, exaltant la vie et les plaisirs présents, puisqu’au delà de la mort, personne n’ai jamais revenu parler de ce qui s’y trouve, voici ce chant traduit par l’égyptologue belge Pierre Gilbert, en 1948, pour accompagner ce chant, voici un ostracon représentant une joueuse de Lyre :

« Des corps sont en marche;
d’autres entrent dans l’immortalité
Depuis le temps des anciens;
Les dieux qui vécurent autrefois
reposent dans leur pyramide,
ainsi que les nobles, glorifiés,
ensevelis dans leur pyramide.
Ils se sont bâti des chapelles
dont l’emplacement n’est plus.
Qu’en a-t-on fait ?
J’ai entendu les paroles d’Imhotep et de Hordjedef,
Dont on rapporte partout les dires.
Où est leur tombeau ?
Leurs murs sont détruits,
leur tombeau comme s’il n’avait pas été.
Nul ne vient de là-bas
nous dire comment ils sont,
Nous dire de quoi ils ont besoin
Ou apaiser nos coeurs,
Jusqu’à ce que nous allions là
où ils sont allés.
Réjouis ton coeur,
pour que ton coeur oublie que tu seras un jour béatifié.
Suis ton coeur tant que tu vis,
Mets de la myrrhe sur ta tête,
Habille-toi de lin fin,
Oins-toi de ces vraies merveilles
qui sont le partage d’un dieu;
Multiplie tes plaisirs,
ne laisse pas s’atténuer ton coeur;
Suis ton coeur et les plaisirs que tu souhaites.
Fais ce que tu veux sur terre.
Ne contrains pas ton coeur.
Il viendra pour toi, ce jour des lamentations!
Le dieu au coeur tranquille
n’entend pas les lamentations,
Les cris ne délivrent pas un homme de l’autre monde.

Refrain :

Fais un jour heureux, sans te lasser,
Vois, il n’y a personne qui emporte avec lui ses biens,
Vois, nul n’est revenu après s’en être allé. »

Sonorité Égyptienne :

La sonorité des instruments elle aussi subit une lente transformation, résultat immédiat de l’influence des Hyksos et des relations de plus en plus croissantes de l’Egypte avec la civilisation asiatique.

On dit aussi que ce sont les bédouins venant de l’Est, qui importèrent en Egypte la lyre, représentée pour la première fois à Béni Hassan.

Les musiciens égyptiens s’en emparent comme d’une nouvelle forme d’expression musicale.
La famille des harpes est enrichie d’une autre forme, la petite harpe épaulée.

Instruments à cordes égyptiens :

La lyre évolua en Harpe mais aussi en Luth.

Voici une cuiller représentant une musicienne qui joue du luth :

Grâce à cette cuiller, nous pouvons, au cas où certains lecteurs resteraient sceptiques quant à l’attribution de la Lyre pour le personnage du Zodiaque Égyptien, offrir un autre instrument de musique composé d’un caisson qui a la forme d’une tortue afin de coïncider avec les Cultures astronomiques Indoues et Arabes qui elles voyaient une Tortue à la place de la Lyre.

Joueuses de Luth Tombe de Nebamun

Voici donc un montage reprenant une partie de la cuiller Égyptienne superposée sur le très petit personnage à peine visible du Zodiaque, pour remplacer la lyre au cas où :

Avec ces deux instruments à cordes chacun selon son impression peut choisir celui qui lui semble le plus trouver sa place sur le Zodiaque de Denderah, car hélas, le temps et sans doute le nettoyage du planisphère circulaire égyptien ont eu raison de la visibilité de certains détails :

Si cela peut aider, sachez que pour trouver une Constellation dans le ciel, celui que vous avez au-dessus de votre tête, il vous suffit de vous aider des Constellations environnantes à celle que vous chercher, dans le cas de la Lyre, ce sont les Constellations :

Draco, Hercules, Vulpeculale (Petit Renard), …qui l’entourent :

Le Luth et la Lyre sont en fait des instruments de la même famille.
Pendant la première civilisation pharaonienne, les Égyptiens ont utilisé le luth pour leurs cérémonies et pour leurs fêtes.

Certes, le Cygne que l’on représentera les ailes ouvertes, seulement bien plus tard, n’est pas très reconnaissable mais c’est bien de lui qu’il s’agit, on parlera plus en détails de la Constellation Cygnus dans l’analyse qui lui est consacré.

La Lyre est une minuscule constellation ( c’est pourquoi elle est aussi minuscule sur le Zodiaque Egyptien ) à la forme d’un parallélogramme presque parfait, dont ressort un trait qui rejoint l’Etoile Véga.
La Constellation de la Lyre, porta aussi les noms de Cythare ou Harpe ou encore Tortue :

La Lyre fut ensuite représentée accrochée à un vautour et prit alors le nom de « Vautour Tombant » :

On ne comprend pas très bien le pourquoi du Vautour, mais sans doute que les Astronomes Modernes se sont servis de celui que l’on voit sur le Zodiaque Egyptien assez proche de la Constellation de la Lyre-La Lyre d’Hathor :

La Lyre Grecque :

Les premières lyres grecques, montée d’abord sur une écaille de tortue vidée et recouverte d’une peau très-fine, la lyre était surmontée de deux cornes de chèvre, ou simplement d’un manche; un roseau divisé en deux parties y était adapté ; on y attachait sept cordes tendues de haut en bas, voici un spécimen qui ressemble à la lyre grecque :

Voici cette lyre entre les mains de Apollon reproduit sur un vase :

On est bien loin de la Lyre ou Harpe stylisées que l’on a l’habitude voir sur les vases grecs, comme celui-ci :

La Lyre d’Apollon :

Callimaque de Cyrène, poète grec, né à Cyrène vers – 305 et mort vers – 240, attribue l’invention de la lyre à sept cordes à Apollon; tandis que, suivant la tradition commune, elle aurait eu pour inventeur Hermès, qui en aurait fait présent à Apollon après lui avoir volé ses boeufs.
A la naissance d’Apollon, les cygnes de Méonie tournèrent sept fois autour de Délos en saluant au tant de fois de leur chant l’accouchement de Léto, et en mémoire de ce chant Apollon donna (ou fit donner) sept cordes à la lyre. Quand il bâtit les murs de Troie, c’est au son de sa lyre que les pierres se déplacèrent d’elles-mêmes…

La Lyre d’Orphée :

D’autres Grecs attribuèrent la Lyre à Orphée, fils du roi de Thrace et d’une muse fut, du côté des mortels, il est le plus grand joueur de lyre de tous les temps. Quand il se mettait à chanter, les animaux les plus sauvages venaient même se coucher à ses pieds.

La Lyre d’Hermès :

Les Grecs eux prétendent que c’est Hermès, le messager des dieux, qui est l’inventeur de cette espèce de harpe cornue dont les poètes de l’Antiquité aimaient à pincer les cordes en roulant des yeux inspirés. Hermès était en train de se promener sur les bords du Nil ( le Nil, tiens, tiens, …) lorsqu’il trouva une carapace de tortue évidée ( voilà qui est fort courant…). Il joua un moment avec et, fasciné par l’écho qu’elle renvoyait, une idée lui vint. ( Eurêka ! ) Il fixa quelques cordes à la carapace, les grattouilla et le son qu’elles produisirent l’enchanta.
Désireux de montrer son invention à ses camarades, il se dépêcha de regagner l’Olympe. Apollon l’y attendait de pied ferme : Hermès, lui avait volé son troupeau. Pour se faire pardonner, il offrit à Apollon son nouvel instrument, qui fit désormais partie de la parfaite panoplie du dieu de la Beauté et des Arts.
Aucun mortel ne pouvait rivaliser avec Apollon lorsqu’il poussait la chansonnette.

Encore une fois les grecs s’illustrent dans le délire, fusse-t-il poétique…

Mais le Mythe Hermès confirme bien que c’est en Egypte que la Lyre apparu pour la première fois, même si c’est sous la présence des Hyksos.

Influence Chrétienne dans l’Astronomie :

Le ciel astronomique fût, pendant un temps, vers le XVII ième Siècle, peuplé des personnages de la Bible, Lyra fût représentée sous l’aspect de la crèche de Jésus par Julius Schiller dans son Coelum Stellatum Christianum, daté de 1627.

Source : http://www.lindahall.org/services

Lorsque la Constellation Lyra-La Lyre d’Hathor fût remplacée par Julius Schiller, cela n’empêcha pas certains poètes d’écrire des poèmes comme celui, en 1669, dont l’auteur est Alexandre Morus, « Poème sur la naissance de Jésus-Christ » :

On y lit clairement une allusion ( même deux ) à la Constellation de la Lyre…

Vision astronomique de l’Égypte Antique :

Nous l’avons vu la Constellation Lyra-La Lyre d’Hathor fait partie intégrante de la Culture de l’Egypte Ancienne mais d’où vient cette forme de Lyre à caisson ?

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Visiblement c’est une inspiration céleste comme c’est le cas pour l’ensemble de chacune des Constellations, il suffit pour l’observer de se reporter à l’illustration dans l’Uranometria de Bayer pour visualiser grâce aux 4 angles de vue, que cette constellation Lyra instrument de musique est bien tenue dans les mains d’une musicienne :

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Évidemment l’aspect en distorsion de cette musicienne est due sans doute au fait que Bayer a cru bon de se contenter d’approximation pour situer cette Constellation Lyra dans le Ciel et sa retranscription dans son catalogue d’étoiles. Ceci dit, la version égyptienne colorée nous montre aussi une musicienne très penchée en arrière sur cette sorte de tabouret en forme de pattes de chien.   :

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Il paraît donc nécessaire de s’aider des 4 angles différents pour bien visualiser cette Lyre égyptienne dont la plus grosse étoile Vega est indiqué par le bec du volatile qui tient en élévation dans le ciel (?) cet instrument de musique qui selon les Latins ne tiendrait pas sans cet oiseau mais qui si on l’observe bien ne tient pas la Lyre dans ses serres.

Évidemment, on pourrait faire la moue et se dire que cette musicienne n’est pas très reconnaissable mais c’est la faute de Bayer, qui lui n’a pas tenu compte de presque toutes étoiles de cette constellation Lyra. Mais il faut aussi concevoir que certes ce sont les étoiles les plus lumineuses qui servent à identifier une constellation mais il ne faut pas oublier les millions d’autres étoiles « minuscules » par leur éloignement qui servent aussi à compléter la forme humaine, animale et accessoire de par leur proximité visuelle près des étoiles de la constellation en question.

Pour être convaincu, il suffit à l’astronome d’opérer l’art astronome ou plutôt le graphisme astronome artistique. Mais par « art », il faut juste retenir l' »art de la précision » car évidemment, il ne s’agit pas d’art imaginatif comme l’art Grec illustré par les Latins, voici donc le même dessin où l’on a pu voir l’étoile Vega reliée par les traits verts, si on remplit de différentes couleurs le vide entre les lignes bleues égyptiennes et qu’ensuite on recouvre ces lignes bleues par les mêmes teintes distinctes, on observera sans doute plus clairement une musicienne égyptienne qui joue de la lyre :

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Mais ou est  passé le beau trapèze qu’on connaît ? Rassurez-vous il se retrouve aussi un des 4 angles visions comme présentés plus haut mais le voici en vert pour le trouver si vous ne l’aviez pas vu :

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Sous cet angle, on le distingue bien mais ce n’est plus la main de la musicienne qui joue qui indique l’étoile Vega si l’oiseau change de position, en effet, c’est la cuisse de la Musicienne qu’indique l’étoile Vega, d’où la nécessité de cette forme de lyre à caisson car le son est amplifié par l’intérieur du caisson.

 

Pour Bayer l’auteur de l’Uranometria, peu importe la forme initiale, on lui a dit qu’il y avait une lyre grecque dans le ciel et il s’est contenté de l’illustrer sans se demander si il pouvait être intéressant de voir ce que les étoiles que sa Lyre grecque ne couvre pas auraient pu donner comme résultat, mais Bayer était moins précautionneux que l’Egypte Ancienne.

Voici les 4 représentations officielles les plus courantes de la Constellation de Lyra observées par les astronomes :

Il suffit de superposer un des dessins de la Constellation Lyra sur la Constellation de La Lyre d’Hathor pour pouvoir l’identifier :

Identification astronomique :

La Lyre est une des 88 constellations. Elle se situe dans l’hémisphère nord, c’est une constellation ancienne. Lyra était l’une des 48 constellations identifiées par Ptolémée.

Les Constellations limitrophes sont : Draco-L’Hippopotame de Taoueret , Hercules-Somtous le Fils d’Hérichef, Vulpecula le Petit Renard ( dont nous avons parlé dans la constellation Corona Borealis-La Couronne de Melilot ), …

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Cette page fait partie d’un ensemble dont le travail de recherche consiste à décrypter les personnages du Zodiaque de Denderah, ce travail de recherche inclut un Zodiaque-Map cliquable, ainsi qu’une représentation fidèle en très grande taille du Zodiaque de Denderah.

Vous avez la possibilité de commander un Poster de ce Zodiaque en couleurs d’une taille à partir de 80 cm sur 120 cm, numéroté et portant un Flash-code contenant votre identité, et ce dans plusieurs versions figuratives ou astronomiques ) livrable via la poste partout dans le monde.

Vous pouvez lire aussi le travail de recherche qui sert d’introduction aux Constellations Égyptiennes à cette adresse :

Lien vers le travail de recherche

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