Constellation Aquila-Le Vautour de Nekbeth

En dessous des pieds de Hercules-Somtous le Fils de Hérichef et entre le Capricorne et le Sagittaire, on peut voir un oiseau :

Agrandissons-le :

Confusion entre l’Aigle et le Faucon :

Un Faucon n’est pas un Aigle, il y a un nombre incalculable de béotiens qui confond encore l’Aigle avec le Faucon, et qui assimile même l’oeil d’Horus, voir Horus tout entier à l’aigle américain qui apparaît sur les dollars, de fait certains pensent même que les Illuminatis sont les descendant des Anciens Égyptiens…

Si on observe un Aigle, on constate tout de suite la différence qu’il a avec le Faucon, ne fût ce qu’au niveau du plumage ventrale qui est « moucheté » :

Beaucoup de Musulmans pensent aussi que l’oeil d’Horus est le « Ad-Dajjâl » c’est à dire un faux messie, l’incarnation de Satan…mais dans ce cas, pourquoi le Faucon est il un oiseau intégré à la culture arabe, par ex avec les fauconniers, c’est à dire les éleveurs de Faucons ? :

On le constate le Faucon n’a rien de comparable à l’Aigle Royal qui se trouve être l’emblème des USA contre lequel, nous savons que l’Islam a des griefs.

L’Aigle banni par les Egyptiens :

Contrairement à ce que l’on croit l’Aigle ne tient pas une place importante dans la Mythologie Égyptienne, seul la Dynastie des Ptolémée en firent leur emblème, mais les Ptolémée n’étaient pas Égyptiens mais Grecs d’origine.

En effet, l’aigle des Grecs est assimilé au dieu Zeus des Grecs et Jupiter chez les Romains, ces derniers ayant tout copié sur les premiers, en arboraient même leur étendards.

350 ans d’occupation Grecque en Égypte n’ont pas permis de laisser à l’aigle une place aussi importante que pour les autres rapaces, comme le Faucon, le Vautour.

Les Ptolémée se servirent de l’Aigle principalement sur leur pièces de monnaie :

Rappelons en passant que l’Egypte Ancienne n’a jamais eu recours à la monnaie, en effet, les égyptologues, historiens, chercheurs et archéologues savent que l’Egypte Antique avait atteint un niveau de civilisation que ni les Grecs, ni les Romains ni aucune autre société humaine a su atteindre encore de nos jours.

En effet, jusque avant l’arrivée des Lagides ( sorte de grecs ) en Egypte, n’existait pas de monnaie égyptienne, seul le troc était usité comme moyen de transaction.

Pas de monnaie, cela veut dire pas de salaires, cela veut dire pas de riches ou pauvres et donc pas d’esclavagisme basé sur la valeur économique et financière qu’on attribue en général à du bétail ou à des meubles, pour un humain.

Les Pyramides se sont donc construites sans avoir recours ni à l’argent, ni à l’esclavagisme, quel sens donner à de tels monuments, sans doute celui de montrer aux pays voisins que l’Egypte Antique était si unifiée que l’on devait redouter de l’envahir.

Même l’Histoire égyptienne nous décrit une période sans luttes, sans guerres, sans invasions, à l’époque des Pyramides, car il n’y avait pas à y voler un argent-monnaie qui n’existait pas encore.

Pourquoi l’Egypte Antique jusqu’à l’arrivée des Lagides, elle qui était si avancée, à refuser d’intégrer l’argent-monnaie dans sa société ?

Parce qu’elle respectait la Maât; en effet, l’égyptien ancien se devait d’avoir une vie irréprochable, sans crimes et délits, la Maât est de fait parfaitement incompatible avec l’usage de l’argent car celui-ci n’a pas d’odeur car on suppose que l’argent a servi dans des trafics d’êtres humains, d’organes, d’armes, etc…avant de se retrouver sous forme de salaire d’une personne la rendant elle aussi coupable de toutes les pires choses que l’esprit peut concevoir surtout notre à époque, lorsqu’il s’agit de gagner de l’argent…

L’homme actuel va d’abord se demander combien va coûter la construction d’une pyramide plutôt que de retrousser ses manches et mettre en marche son ingéniosité.

La Culture Greco-Romaine est jalonnée par l’exploitation sociale, contrairement à ceux qui pensent que seule la Démocratie avait cours à l’époque grecque, beaucoup apprendront que les Romains ont repris tel quelle cette culture grecque et en ont codifier les principes au point qu’un futur maître pouvait se rendre chez un Notaire afin de procédez à un acte notarié d’achat d’esclaves contres quelques dizaines de sesterces ( monnaie romaine ).

Imaginez ce que ce serait notre Monde actuel sans argent et donc sans esclaves car la condition primaire de l’esclavagisme, c’est l’argent ?

Un musée à ciel ouvert comme les vestiges de l’Egypte Ancienne, c’est à dire, les vestiges d’une société qui aura duré des millénaires sans avoir recours à la honte monétaire du genre humain en matière sociale.

Dans un extrait vidéo diffusée sur FranceTelevisions, une archéologue nous rappelle que la Monnaie n’existait donc pas en Egypte Ancienne égyptienne, soit avant -350.

Jamais le peuple de l’Ancienne Egypte n’aurait accepté de vénérer l’Aigle ou de le représenter, puisque selon l’ornithologie, l’Aigle attaque le Faucon, et nous savons à quel point, le Faucon est important pour l’Egypte d’avant la période Lagide des Ptolémée.

L’Aigle consomment même des flamants roses, lorsqu’il survole le Nil, il n’est pas rare que les flamants s’envolent par centaines de milliers.
L’aigle pêcheur tue plus de flamants qu’il n’en consomme, et nous savons que les Flamants Roses étaient vénérés à Bouto car ils représentaient Shou et sa soeur Tefnout.

L’Aigle, oiseau de mauvaise augure :

L’aigle pêcheur s’attaque même à ses propres congénères, même à son conjoint.

L’aigle comme on le constate est un oiseau peu recommandable avec des mœurs cruelles.

Refermons ce chapitre sur l’Aigle qui n’est donc pas l’Oiseau du Zodiaque Egptien pour cette analyse, et concentrons-nous plutôt sur le Vautour.

Le Vautour Egyptien :

La déesse Nekhbet « (la blanche de Nekhen » dont le hiéroglyphe est cet oiseau portant le Nekkekh symbolisant de fait la couronne blanche hedjet de Haute-Égypte (Ta-Shema).

Associée au cobra Ouadjet (symbolisant la couronne rouge deshret de Basse-Égypte (Ta-Mehu) elle ornait le front du pharaon afin de le protéger de toute attaque.

La Déesse Nekhbet ou Shetat ou encore Shesemtèt est généralement représentée sous la forme d’un vautour blanc aux ailes déployées ou non, ou d’une femme coiffée d’une dépouille de vautour.
Nekhbet porte parfois la couronne blanche, symbole de la Haute-Égypte.

Son sanctuaire principal se trouve dans la ville de Nékheb en Haute-Égypte.
Oiseau de proie et de grande envergure, ses serres comme son bec attaquent, tandis que ses grandes ailes enveloppent.
Le signe hiéroglyphique du vautour étendant ses ailes en un geste de protection écrit le mot « protéger ».
Elle fut, avec l’évolution des Dynasties, comparée à d’autres déesse, telle Hathor ou Isis, et intégrée partiellement au cycle solaire.
La croyance populaire fit même d’elle la déesse protectrice des naissances.

Une autre grande déesse vautour du nom de Mout, était aussi vénérée
(principalement à Karnak), dont le nom signifiait « vautour » mais aussi la « mère ».

Nekhbet et la Femme Egyptienne :

La Déesse Isis est aussi assimilée à un Vautour, car l’une des principales caractéristiques anatomiques des vautours est que la base du cou de cet Oiseau est pourvue de plumes, plutôt d’un duvet blanc.

Le mode d’alimentation du Vautour le contraint a plongé sa tête dans une carcasse et de fait, d’avoir le duvet blanc de la base de son cou forcément ensanglanté.

Nous le savons, le Blanc correspond à la Lune et au Lin, des attributs de la Déesse Isis, le Sang lui est assimilé aux Règles de la Femme, la Lune étant aussi le Symbole de la Fécondité, Isis est donc par analogie assimilée au Vautour Nekhbet ou réciproquement.

Les Anciens Egyptiens ne choisissaient pas les animaux ou oiseaux au hasard, ils les observaient tels de sérieux zoologistes afin que les moeurs de l’espèce animale puissent être comparées ou en tout cas, expliquent un principe humain.

On peut rajouter que le vautour femelle pond un œuf par an ( à l’instar d’une femme, en général sauf exceptions ), et en janvier.

Le Mois de Janvier, c’est bien ce mois qui illustre la constellation Zodiacale du Capricorne, et c’est bien dans le voisinage très proche de celui-ci qu’on peut observer la Constellation Aquila-Le Vautour de Nekhbet :

C’est pour ces raisons symboliques que les créateurs du Zodiaque Egyptien ont choisi le Vautour et non pas l’Aigle dont la femelle Aigle pond, en moyenne deux ou trois oeufs par an et la ponte a lieu fin mars-début avril.

Toutes les infos de cette analyse concernant l’Aigle, se base sur l’Aigle Pêcheur d’Afrique, largement répandu en Égypte, encore aujourd’hui.

Aspect pratique du Vautour :

La plume de vautour sert à étendre les onguents à l’époque de l’Egypte Antique.

Aquila et les Grecs :

Que seraient la Grèce et la Rome Antique sans l’Aigle ?
Rien, puisque l’Aigle incarne Zeus-Jupiter lui-même, contrairement à l’Égypte Antique, l’aigle est donc célèbre dans la mythologie grecque, on le trouve dans le Mythe de Ganymède, dans l’Iliade d’Homère, dans le Mythe de Prométhée, etc…

Aquila est aussi considéré comme un messager, il se voit ordinairement dans les images de Zeus-Jupiter, tantôt aux pieds du dieu , tantôt renant la foudre entre ses serres.

Aquila et Ganymède :

Dans la mythologie grecque, Ganymède (en grec ancien Γανυμήδης / Ganymếdês) est l’amant de Zeus et l’échanson des dieux.

C’est un prince troyen, fils de Tros (roi fondateur de Troie) et de la nymphe Callirrhoé, arrière-petit-fils de Dardanos et donc descendant de Zeus. Homère (Iliade, XX, 232-233) mentionne qu’il est enlevé par « des dieux ». Selon l’Iliade, il est réputé être le plus beau des mortels.

Alors qu’il fait paître son troupeau ( curieuse occupation pour un Prince…) sur le mont Ida de Troade, Zeus l’aperçoit et, se transformant en aigle, l’enlève pour en faire son amant, et l’échanson des dieux. En compensation, son père reçoit de Zeus quatre chevaux qu’il tenait de Poséidon, qui figurent ensuite dans le mythe d’Héraclès.

Il est difficile d’identifier ce qui revient à l’histoire et ce qui revient au mythe à propos de Ganymède. « Zeus et Ganymède » étant le couple pédérastique archétypal et divin depuis la Grèce classique, il a donné lieu à d’innombrables œuvres, aussi bien par les poètes de l’antiquité que par les artistes depuis la Renaissance.

Ce mythe de l’enlèvement de Ganymède ou/et Antinoüs nous a fait imaginer que tous les Aigles peuvent emporter un enfant ou du bétail dans leurs serres, mais certaines espèces ne font pas plus de 45 cm d’envergure…

Ganymède et Eros-Antinoüs :

Antinoüs (en grec ancien Ἀντίνοoς / Antínoos), est un jeune homme originaire de Bithynie ayant vécu au IIe siècle ap. J.-C.. Favori et amant de l’empereur Hadrien. Il meurt âgé de 20 ans environ, noyé dans le Nil, dans des circonstances qui restent mystérieuses. Divinisé par Hadrien, Antinoüs est représenté par un grand nombre d’œuvres d’art qui en font l’un des visages les plus célèbres de l’Antiquité.

Ce personnage sous les noms de Ganymède et Eros-Antinoüs a certainement été inspiré par le personnage que l’on voit debout sur le Capricorne et donc en dessous d’un oiseau dans ce cas-ci, un Faucon ou un épervier sur le Zodiaque Egyptien, voici la comparaison entre la vision Egyptienne et celle de l’astronome Philippe De La Hire ( 1640-1718 ) :

Horus devint donc Eros ( Eros dont l’anagramme est Ores, soit Horus ) est assimilé à Ganymède, tous deux sont des fils, tous deux sont des Princes, tous deux ont un lien avec l’homosexualité ( voir le Mythe de Seth et Horus ), tous deux sont divins, bref, l’analogie entre le Zodiaque Egyptien et le Mythe de Ganymède, ne laisse aucun doute.
D’autant que Antinoüs la version romaine de Ganymède, le fait bien noyé dans le Nil…en Egypte.

Attention, cette analyse ne dit pas que l’oiseau qui est au dessus de la tête de Horus qui lui est au dessus du Capricorne, est le Vautour, cette analyse dit que les Grecs se sont servis de cette scène du zodiaque Egyptien pour créer le Mythe de Ganymède, Aquila-Le Vautour de Nekbeth lui, se trouve bien entre le Capricorne et le Sagittaire.

Oiseaux du lac Stymphale :

Profitons-en pour souligner que ces oiseaux de différentes espèces rassemblés dans cette partie du Zodiaque Egyptien ont donné l’inspiration aux grecs pour créer le 6 ième travail de Héraklès-Hercule, celui des « Oiseaux du lac Stymphale ».

On peut voir sur la comparaison en image représentant les cieux astronomiques Grec et Egyptien du détail de « Ganymède et Horus » que Héraclès et sa massue sont très proches de ces fameux nombreux oiseaux.

Voici plus en détails, ces oiseaux au nombre de 6 espèces différentes :

Si vous souhaitez, les voir plus visibles et colorés, vous pouvez le faire grâce à la reproduction fidèle et en couleur du Zodiaque Egyptien tout entier, à cette adresse ou ici si le lien est encore valide, en plus grand format .

Ce qui est intéressant aussi, c’est que sur la vision de l’astronome Philippe De La Hire dont nous nous sommes servis pour l’illustration des « Oiseaux du lac Stymphale », celui-ci situe bien Aquila au milieu du Capricorne et du Sagittaire juste au-dessus, mais qu’il a déplacé Horus pour le mettre au dessus du Sagittaire.

Sans doute que ce déplacement est du au fait, que Philippe De La Hire pétri de mythologie grecque, s’est rappelé que les Centaures, ( notamment Chiron ) s’occupaient des jeunes garçons …

Ganymède et le Verseau :

Certains Astronomes attribuent Ganymède au Verseau, sans doute parce que Ganymède versait de l’Ambroisie à Zeus :

Mais dans ce cas pourquoi parler de l’Aigle de Ganymède, alors que le Verseau ( que les Egyptiens nommaient Hapy ) déverse de l’eau dans le Nil et non de l’Ambroisie de ses vases …

Eros et Ganymède :

Pourquoi parler de Eros quand on parle de Ganymède-Antinoüs ?

C’est simple, Ganymède-Antinoüs sont des ados ou pré-ados, mais le personnage qui les incarne sur les cartes, ressemble plutôt à un « bambin », et selon les versions à partir du début du 17 Siècle, on représente Antinoüs avec une ou plusieurs flèches dans la main ( cette flèche est en fait une allusion à la constellation Sagitta-Flèche qui se trouve à très proche proximité de Aquila ), de fait, on considéra que Ganymède-Antinoüs pouvaient être assimilé à Eros, dont le nom latin est Cupidon, le ‘ »dieu de l’Amour ».

Cupidon est donc une combinaison des constellations Aquila et Sagitta superposées à Ganymède-Antinoüs.

Influence Chrétienne dans l’Astronomie :

Le ciel astronomique fût, pendant un temps, vers le XVII ième Siècle, peuplé des personnages de la Bible, Aquila fût représenté sous l’aspect de Sainte Catherine par Julius Schiller dans son Coelum Stellatum Christianum, daté de 1627.

Source : http://www.lindahall.org/services

Voici ce que disent certains catholiques de Sainte Catherine :

« Sainte Catherine naquit à Alexandrie, d’une famille de première noblesse. Comme elle ne se hâtait pas de recevoir le Baptême, Dieu lui envoya une vision où la Sainte Vierge la présentait au divin Enfant qui détournait les yeux avec tristesse, et disait : « Je ne veux point la voir, elle n’est pas encore régénérée. » A son réveil, elle résolut de recevoir promptement le Baptême. Quand elle l’eut reçut, Jésus lui apparut, lui donna mille témoignages d’amour, la prit pour épouse en présence de Marie et de toute la cour céleste, et lui passa au doigt l’anneau de Son alliance.

Catherine, douée d’une haute intelligence, suivit avec le plus grand succès les leçons des plus grands maîtres chrétiens de l’école d’Alexandrie, et acquit la science des Docteurs. Dans une grande fête du paganisme, célébrée en présence de l’empereur Maximin, elle eut la sainte audace de se présenter devant lui, de lui montrer la vanité des idoles et la vérité de la religion chrétienne. La fête terminée, Maximin, étonné du courage et de l’éloquence de la jeune fille, réunit cinquante des plus savants docteurs du paganisme et leur ordonna de discuter avec Catherine. Préparée par la prière et le jeûne, elle commença la discussion et fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus-Christ comparée au culte des faux dieux, que les cinquante philosophes, éclairés par sa parole en même temps que touchés de la grâce, proclamèrent la vérité de la croyance de Catherine et reçurent, par l’ordre du cruel empereur, le baptême du sang, gage pour eux de l’immortelle couronne. » Source

Nous apprenons ( en passant ) que Jésus était polygame et qu’il épousa Catherine devenue Sainte par la même occasion…

Nul Doute que le mythe religieux de Catherine aussi sainte soit elle est inspiré de la personne réelle qu’était Hypatie d’Alexandrie (en grec ancien Ὑπατία / Hypatia, v. 370 – 415), mathématicienne, philosophe grecque.

L’historien chrétien Socrate le Scolastique rapporte dans son Histoire ecclésiastique (vers 440) :

« Il y avait à Alexandrie une femme du nom d’Hypatie ; c’était la fille du philosophe Théon ; elle était parvenue à un tel degré de culture qu’elle surpassait sur ce point les philosophes, qu’elle prit la succession de l’école platonicienne à la suite de Plotin, et qu’elle dispensait toutes les connaissances philosophiques à qui voulait ; c’est pourquoi ceux qui, partout, voulaient faire de la philosophie, accouraient auprès d’elle. La fière franchise qu’elle avait en outre du fait de son éducation faisait qu’elle affrontait en face à face avec sang-froid même les gouvernants. Et elle n’avait pas la moindre honte à se trouver au milieu des hommes ; car du fait de sa maîtrise supérieure, c’étaient plutôt eux qui étaient saisis de honte et de crainte face à elle. »

Sans l’ombre d’un doute, voilà deux versions fort différentes,la première fait usage de propagande et de révisionnisme religieux, la seconde est plus objective et historique, mais les deux sont de source catholique.

Ce qui est vrai c’est qu’en mars 415, à 45 ans, Hypatie meurt lapidée par des chrétiens.

Selon la thèse de Socrate le Scolastique (vers 440), les chrétiens lui reprochaient d’empêcher la réconciliation entre le patriarche Cyrille d’Alexandrie et le préfet romain Oreste à la suite de conflits sanglants entre diverses communautés religieuses d’Alexandrie.
Selon la thèse du philosophe néoplatonicien Damascios (en 495), l’évêque aurait découvert par hasard, en passant devant chez Hypatie et en voyant la foule qui s’y pressait, la popularité de la philosophe. Toujours est-il qu’elle est arrachée à sa voiture, entraînée dans une église, siège patriarcal, consacrée à saint Michel, appelée le Cæsareum quand l’édifice était le centre du culte impérial à Alexandrie.
Hypatie est déshabillée, tuée à coups de tessons, mise en pièces. Ses restes sont promenés par les rues et brûlés.

Le lien entre Sainte Catherine-Hypatie et Aquila, est sans doute l’Aigle qui était représentée sur les pièces de monnaie à Alexandrie, une ville on le sait, dont les souverains ont été les Ptolémée.

Vision astronomique de l’Égypte Antique :

Nous l’avons vu la Constellation Aquila est en fait l’oiseau Vautour si cher aux Anciens Egyptiens mais qu’en dit l’Uranometria de Bayer qui nous montre un Aigle en pleine action de rapt d’enfant :

aquila-vierge

Ceci dit, les lignes classiques astronomiques de Aquila nous montrent elles-mêmes la forme d’un vautour soit qui vole soit posé sur ses pattes selon l’angle sous lequel on regarde cet oiseau :

aquila-vierge-lignes-vertes

Comme pour les autres Constellations, nous allons tenter en tenant compte de toutes les étoiles de Aquila, de visualiser notre Vautour Nekbeth et ce sous les 4 angles de vue :

aquila-vierge-bis

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Sous chaque angle, nous retrouvons notre Vautour et ce jusqu’aux détails de la vraie forme d’un Vautour et non pas simplement comme une esquisse à peine esquissée de quelques traits suggérant un oiseau pour qui a de l’imagination comme nous l’avons vu avec d’autres constellations comme celle du Cygne.

 

Quand on superpose les deux versions, on obtient toujours un Vautour et non pas un Aigle :

aquila-vierge-bis-bis-bis-bis-vautour

Sous cet angle ci-dessus, si on garde un des traits bleus du bec, le dessin peut suggérer un Toucan mais il suffit de retirer un de ces deux traits pour obtenir une tête avec un bec plus fin.

D’où provient cette scène d’enlèvement d’enfant, les étoiles montrent elles une telle scène ? ? Eh bien, il n’y a dans le ciel, aucun rapt d’enfant mais bien les jambes de Hercules, constellation limitrophe à Aquila, que les Latins ont pris pour un enfant, en effet, nous avions vu plus haut que c’était le personnage humain à tête de Faucon qui semble se se trouver sur le dos de Capricornus mais si nous nous servons d’un de nos angles de vues, on observe clairement avec toutes les étoiles de Bayer ce qui a aussi suggéré une telle scène astro-latine :

aquila-vierge-scene

aquila-vierge-color

Aquila en bas de la même page de Bayer, analysée autrement, nous montre le Capricorne derrière Aquila (le Vautour) à votre droite, vous observez Serpens Cauda, c’est à dire la queue du Serpent que tient Ophiuchus le Serpentaire et au-dessus de Aquila le Vautour, les Jambes de Hercules, voici ci-dessous la version arrondie et figurative si le design astronomique ne convient pas à votre vision :

aquila-vierge-color-scene

La correspondance est parfaite, en passant, constatez comme le Zodiaque de Denderah est aussi précis que le catalogue de Bayer, en effet, en nous servant des étoiles de Bayer, nous avons pu reconstituer la scène égyptienne autour du Vautour Nekbeth, la seule différence entre les deux versions est que la Latine ne semble pas tenir compte des frontières entre chaque constellation, en effet, elles sont beaucoup trop rapprochées.

Il semble que Bayer et beaucoup d’autres se sont basés exclusivement sur la mythologie greco-romaine pour illustrer notre ciel étoilé mais le ciel étoilé n’est pas greco-romain comme cette enquête vous le dévoile pour chacune de nos constellations. Notre ciel étoilé nous montrent des dessins dessinés par les étoiles elles-mêmes, il ne s’agit pas d’interpréter un dessin stellaire mais simplement de le reproduire tel quel.

Identification astronomique :

Avant que cette constellation se fasse nommer Aquila, elle s’appelait Vultur Volas selon l’astronome allemand Conrad Heinfogel en 1503, Vultur traduit du latin signifie Vautour. Source

En fait, c’est l’Astronome Johann Conrad Schaubach (1764-1849) qui la nomma d’Aquila, lorsque celui-ci reproduit la carte de Ératosthène, certes, il se basa aussi sur le travail de Johannes Hevelius ( 1611-1687 ), qui lui se basa sur la Mythologie Grecque pour illustrer les cieux.

Johann Conrad Schaubach nous fît donc croire par assimilation que c’est Ératosthène ( né vers -276 et mort à Alexandrie, Égypte, vers -194 ) lui-même qui nomma cette constellation sous le nom de Aquila.
Source

N’oublions pas que Julius Schiller, avait changé le nom, la forme et les références des constellations lors de la Réforme religieuse Catholique du ciel en 1627, de fait, il fallut presque tout réinventé.

Un autre détail à son importance, Ératosthène n’avait pas jugé nécessaire de nommer par écrit les constellations, étant donné qu’à son époque, l’Astronomie n’était pas destiné au peuple, les Astronomes Alexandrins savaient reconnaître les constellations à vue d’oeil sur les Parchemins de Pergame et sur les papyrus et bien évidemment sur le Zodiaque du Plafond du Temple d’Hathor à Denderah.

L’Aigle est une constellation située à peu près sur l’équateur céleste. Facilement reconnaissable et dotée d’étoiles assez brillantes, elle fut répertoriée par Aratus de Soles, puis par Ptolémée dès le IIe siècle.
Mais nous savons que les Babyloniens et les Egyptiens l’avaient repéré avant eux.
En ce qui concerne le personnage de Antinoüs-Ganymède, il semble qu’il fût rajouté à Aquila seulement à partir du début du 17 ième Siècle, en attestent les cartes des astronomes Conrad Heinfogel et Albrecht Durer où Antinoüs ne figure pas encore dans le ciel mais Albrecht Durer nommait déjà cette constellation par le nom de Aquila en 1515 contrairement Conrad Heinfogel qui l’appelait encore Vultur Volas en 1503 :

Certains Astronomes représentent Aquila les ailes déployées mais sans tête, ce qui est pour le moins particulier, étant donné que sans tête, cela peut être n’importe quel oiseau et nous savons que ce qui fait de cet oiseau un Aigle, c’est bien sa tête et son bec si caractéristiques mais d’autres astronomes la représentent les ailes non déployées, nous avons vu que ce sont ces derniers qui ont « vu juste » :

Les Constellations limitrophes sont : le Capricorne, Hercules-Somtous le Fils d’Hérichef, Ophiuchus-Le Médecin Egyptien, le Sagittaire,  …

 

Voici les 4 représentations officielles les plus courantes de la Constellation de Aquila observées par les astronomes :

Il suffit de superposer un des dessins de la Constellation Aquila sur la Constellation Le Vautour de Nekbeth pour pouvoir l’identifier :

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Cette page fait partie d’un ensemble dont le travail de recherche consiste à décrypter les personnages du Zodiaque de Denderah, ce travail de recherche inclut un Zodiaque-Map cliquable, ainsi qu’une représentation fidèle en très grande taille du Zodiaque de Denderah.

Vous avez la possibilité de commander un Poster de ce Zodiaque en couleurs d’une taille à partir de 80 cm sur 120 cm, numéroté et portant un Flash-code contenant votre identité, et ce dans plusieurs versions figuratives ou astronomiques ) livrable via la poste partout dans le monde.

Vous pouvez lire aussi le travail de recherche qui sert d’introduction aux Constellations Égyptiennes à cette adresse :

Lien vers le travail de recherche

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