Constellation Cygnus-La Grue de Khérybaqef

Au-dessus du Capricorne, on voit le personnage de Horus, au-dessus de ce personnage, on peut voir un oiseau du genre grue juste en dessous des serres d’un Faucon :

Agrandissons-le :

Les Oiseaux nous l’avons vu avec la Constellation Aquila-Le Vautour de Nekbth tiennent une place importante dans la Culture d’Égypte Antique.

Familles d’oiseaux d’Egypte :

Palmipèdes :

Les palmipèdes regroupent des oiseaux généralement herbivores à pattes palmées se nourrissant principalement en eau douce. On notera que les harles sont, quant à elles, piscivores, voici quelques spécimens de palmipèdes : Oies, canards, cygnes, Ouette, …

Échassiers :

Les échassiers représentent un super-ordre qui regroupe les ciconiiformes, les gruiformes et les charadriiformes, oiseaux carnivores des marais, des vasières ou des côtes, aux longues pattes desquelles ils tirent leur nom, et au long bec. L’apparence générale reste malgré tout relativement hétérogène entre eux, voici quelques spécimens d’échassiers : Grues, Cigognes, Hérons, Flamants roses, Ibis…

Les Oiseaux et le Nil :

Il est évident que cette distinction entre les Échassiers et les Palmipèdes n’était pas de mise dans l’Antiquité, ont tenait compte de leur point commun entre ces oiseaux est l’Eau, l’eau du Nil.

L’Ouette d’Egypte par exemple est une oie qui vit en permanence sur les bords du Nil, contrairement au Cygne, qui se rend en Egypte que lors de sa migration, venant d’Europe.

L’Ouette d’Egypte, n’hésite pas à faire son nid, dans un ancien nid de Rapaces, et son plumage se rapproche plus de celui d’un rapace que d’une oie blanche.

Les cigognes volent avec le cou tendu, comme la plupart des échassiers, contrairement aux hérons qui rétractent le cou en vol replié en forme de S mais les grues volent le cou étiré et droit comme le Cygne, la tête du cygne ressemble beaucoup à celle de l’Oie.

Tout comme la Cigogne ou grue qui possède aussi un plumage noir, le Cygne aussi arbore un ton sombre :

Un autre point commun entre la grue et le Cygne est leur fameuse fidélité de couples, bien sûr chacun pour l’oiseau de son espèce bien qu’il arrive que le Cygne « divorce ».

Contrairement au Cygne, la grue n’a pas les pattes palmées, car la grue ne séjourne pas longtemps dans l’eau mais à proximité de celle-ci et si parfois elle se mouille les pattes, c’est pour manger :

Les grues portent leur vol très-haut et se mettent en ordre pour voyager; elles forment un triangle comme pour fendre l’air plus aisément mais les oies et les canards, les flamants roses volent aussi en formation chevron ou triangle :

Par contre, c’est très rare que les Cygnes volent avec une telle formation, il n’existe pour ainsi dire aucune photo de cygnes volant en formation « triangle ».

Nous savons que le Triangle est une forme géométrique chère à l’Egypte Antique.

Cygnus et la Grue :

La Grue demoiselle ou Demoiselle de Numidie (Grus virgo, synonyme : Anthropoides virgo) est une espèce de grand échassier de la famille des Gruidae ainsi que la Grue cendrée sont celles que l’on voit le plus souvent en Egypte depuis la période Antique.

Grus virgo indique le mot Virgo dont nous savons qu’il désigne le mot Vierge, de fait le Cygne dont le ton est aussi le blanc ( bien qu’il existe aussi en noir ) est une sorte d’assimilation des deux oiseaux.

Dès la fin de l’hiver, les grues manifestent leur humeur nuptiale par des démonstrations spectaculaires. Marchant avec raideur, le bec et le cou tendus, le mâle suit sa compagne pendant des heures, sans cesser de pousser des cris sonores. Enfin, la femelle marque son assentiment en s’arrêtant, ailes ouvertes.
Aussitôt, le mâle bondit sur le dos de sa partenaire, replie les pattes et déploie ses ailes pour maintenir son équilibre.

Les couples de Grues sont unis à vie et ne sont séparés que par la disparition de l’un des partenaires.

Les couples, formés au cours de l’hivernage, se reproduisent après leur arrivée sur les sites de nidification, en mars ou en avril, quelquefois en mai, le nid est toujours situé dans un lieu humide.

L’incubation dure de 27 à 29 jours, ce qui est précisément la durée du cycle féminin du retour des Règles, il existe donc une analogie avec la durée complète des phases de la Lune, que l’on nomme lunaison, il pourrait être superflu de rajouter que la Lune évoque aussi le ton blanc.

Très vigilants, le mâle et la femelle se relaient pour couver toutes les trois à quatre heures. À la fin du mois d’octobre ou au début du mois de novembre, les grues entreprennent leur voyage vers le sud, en troupes plus ou moins nombreuses, se déplaçant de jour comme de nuit, faisant halte en certains points fréquentés traditionnellement.
Puis elles repartent vers leur destination finale, dessinant de grands V dans le ciel, ponctuant leur vol de coups de trompette sonores afin de maintenir la cohésion du groupe.

Les populations de grues de la Suède, de Finlande et de Russie se rendent pour la plupart au Soudan, dans la vallée du Nil et en Éthiopie.
Au printemps, le retour s’effectue bien plus rapidement que l’aller, de mars à avril, selon les mêmes couloirs de migration.

Bien qu’ayant des yeux de petite taille, la grue cendrée jouit d’excellentes capacités visuelles, utiles en différentes circonstances. Elle peut aussi bien repérer avec précision de petites proies à proximité immédiate que sentir, à plusieurs centaines de mètres, l’approche d’un danger. En outre, une sensibilité satisfaisante à la lumière faible autorise des déplacements migratoires nocturnes, lorsque les conditions de visibilité liées à la météorologie sont satisfaisantes.

L’empreinte laissée par la patte de la grue cendrée laisse apparaître trois doigts antérieurs, le médian un peu plus long que les autres. Le pouce, nettement plus petit, ne sert pas pour la marche et ne marque pas – ou peu – le sol. Son atrophie est justifiée par le fait que la grue ne se perche pour ainsi dire jamais.

Quand vient la saison de reproduction, les grues recherchent l’eau, qui limite les possibilités d’accès des prédateurs. Dans les régions les plus septentrionales à un peu plus au sud, les grues nichent dans des clairières inondées et au bord de lacs tranquilles.

Grâce à leur vue perçante et à leur vigilance constante, les grues n’ont guère de périls naturels à redouter. Il arrive que les œufs et les poussins soient victimes d’un corvidé ou d’un petit carnassier. Les juvéniles et quelquefois les adultes peuvent être la proie d’un rapace.

D’après les Naturalistes, les Grues sont représentées en général tenant sur une patte, l’autre étant repliée et tenant un caillou dans ses « doigts », de fait lorsque le caillou tombe, il réveille la grue qui se serait endormie, c’est de cette observation, qu’on attribue le terme vigilance à la grue, c’est ainsi que sa qualité de sentinelle, a donné le mot vigile, c’est à dire qui surveille, qui reste sur ses gardes.

Le dieu Khérybaqef : Le dieu Khérybaqef est une divinité de Memphis.

Sa tâche divine consiste à protéger le sarcophage du dieu Osiris dans la mythologie égyptienne. Le dieu Khérybaqef est généralement représenté sous la forme d’un homme avec une tête d’ibis comme le dieu Thôt où d’une tête de grue, mais si on tient compte de son nom écrit en hiéroglyphe où la grue y figure, c’est la tête de grue qui devrait être retenue.

Selon le livre des morts, cette divinité fait partie des sept esprits placés par Anubis pour protéger le sarcophage d’Osiris, avec les enfants d’Horus. Khérybaqef est généralement représenté comme un homme ibiocéphale coiffé avec une perruque tripartite.

Il est difficile de distinguer Khérybaqef de Thot, à moins que la couleur verte soit attribuée à Khérybaqef qui rappelle la couleur de Osiris, Thot lui est représenté en général avec les tons noir et blanc.

Dans la tombe d’un des fils de Ramsès III, pharaon de la XXème dynastie, Nouvel Empire, tombe numérotée KV44 de la vallée des Rois le dieu dont le nom a été abrégé en Baq est représenté avec une tête d’échassier, un bec de grue et d’une oreille humaine. Le dieu Baq dans la mythologie égyptienne est une divinité de l’assemblée divine présidant à la 21ème porte du livre des portes.

La déesse Nehemètâouay :

La Déesse Nehemètâouay « la défenderesse des dépouillés » est peut être identifiée comme étant la mère de la déesse Séshat, elle est également souvent représentée comme étant la principale parèdre du dieu Thôt à Hermopolis.

Totalement inconnue avant le Nouvel Empire, c’est une déesse bienveillante qui protège et aide les dépouillés. Elle est considérée comme la mère du dieu Hornoufi dont le père serait le dieu Osiris.

Elle peut être représentée à genoux avec une tête d’ibis comme son époux Thôt, mais en vue de face.

Bénou le Héron :

Bénou, dans la mythologie égyptienne, est l’oiseau représentant l’âme – le bâ – de Rê qui le précède dans la barque solaire.
Comme Rê, l’oiseau Bénou était adoré à Héliopolis où on le trouve également lié à Atoum, le dieu du soleil couchant. Le livre des morts dit : « Je suis l’Oiseau Bénou, l’Âme/cœur de Rê, le Guide des Dieux vers le Douât ».
Parmi ses titres on trouve, « celui qui est venu à l’existence par lui-même », ou « seigneur des Jubilés »

Il était associé à la crue du Nil, à la résurrection et au Soleil. Du fait de sa relation à la création et au renouveau, il était relié au calendrier. Le temple de Bénou était réputé pour les systèmes de comptage du temps qu’il recelait.

Durant l’Ancien Empire, le Bénou était représenté sous l’apparence d’une bergeronnette printanière couronnée de l’Atef – coiffure d’Osiris – ou du disque solaire mais à partir du Nouvel Empire, il prit l’apparence d’un héron cendré, parfois d’un héron pourpré.
En de rares occurrences, il apparaît comme un homme à tête de héron vêtu de bleu ou de blanc et portant un long manteau transparent.

Selon le mythe, le Bénou s’était créé de lui-même à partir d’un feu consumant l’un des arbres situés dans une des enceintes du temple de Rê.

D’après une autre version, il avait jailli du cœur même d’Osiris.
Il vivait sur la pierre benben ou sur le saule sacré d’Héliopolis.

On parle aussi d’un oeuf duquel aurait jailli le soleil mais un oeuf pondu par qui ?

Cette légende en a attribué la paternité à l’oiseau primordial, le « grand craqueteur », dont le cri déchira pour la première fois le silence: un oiseau du nom de bénou.

Mais il existe plusieurs versions à ce mythe de la création.

Le Monde sorti d’un Oeuf :

L’Oiseau tient une place importante dans la culture de l’Egypte Antique mais l’oeuf est tout aussi important : Pour l’Egypte Antique, le Monde fût crée par un œuf, ou plus exactement, est sorti d’un œuf.

En fait, l’Œuf fût pondu par Knef ( d’autres sources disent que l’œuf sorti de sa bouche ), le principe mâle et femelle, d’où est sorti Fta ou Phtha le Feu Incubateur, qui fera éclore l’ensemble immense. Kneph ou Knef, est le premier des trois khaméfis ou dieux suprêmes.

C’est la première émanation de l’Être incompréhensible le principe fécondateur, créateur et bienfaiteur. On lui donne la figure d’un homme au teint bleuâtre, tenant un sceptre à la main la tête couverte d’un plumage magnifique; de sa bouche sort l’oeuf primitif, qui a donné naissance à tous les êtres.

Knef avait des temples célèbres à Canope et à Assouan. Phtha est comme l’incubation personnifiée : il est ce feu qui couve, accroît, développe et anime les êtres.

Ptah conçoit le monde par la pensée de son cœur et lui donne la vie par la magie de son Verbe. Il est aussi le souffle de vie dont toutes les créatures ont besoin pour être et se maintenir : il est la vitalité même. A lui donc la gloire d’avoir vraiment donné vie à la nature morte, de mouvement l’inertie , de réalité ce qui n’était encore qu’ébauché.

Fta ou Phtha ou Ptha est le réalisateur par excellence, mais ce n’est pas tout : il organise. Avant lui tout est confondu: dans l’œuf-monde de Knef, le principe mâle et femelle, les germes sont tous pêle-mêle, Fta ou Phtha les classe, les sépare, les localise.

A la fin du rangement de Phtha, l’univers se compose de deux parties distinctes, qui donnèrent la base de l’Ogdoade égyptienne.

Cosmogonie Egyptienne :

L’ogdoade, c’est-à-dire « le groupe de huit » désigne les quatre couples de forces élémentaires qui selon les théologiens d’Hermopolis, précédèrent la création du monde: Noun et Naunet, l’eau primitive, Heh et Hehet l’infinité spatiale, Kek et Keket les ténèbres, Amon et Amaunet ceux que l’on ne peut découvrir {ce dernier couple portant parfois, selon les traditions, des noms différents, évoquant le néant, le vide ou l’indétermination spatiale}.

Ce ne sont donc pas des divinités de l’univers organisé, mais la personnification des éléments du chaos qui précéda la création.

En fait, il y a plusieurs cosmogonies de la naissance du Monde, celles d’Héliopolis, d’Hermopolis, de Memphis et de Thèbes.

Si nous nous intéressons à la cosmogonie héliopolitaine, c’est le dieu Rê qui est à l’origine de la création.

Dans une autre version, l’œuf est pondu par un canard cosmique, puis avec l’émergence du culte de Thot, l’œuf devient un cadeau fait par Thot aux 8 divinités chaotiques.

Voici la représentation du Canard Cosmique et des 8 divinités chaotiques que l’on peut voir sur le Zodiaque Égyptien en dessous des pieds de Hapy le Verseau :

L’ovale qui « encercle » les 8 personnages attachés, semble être un oeuf stylisé d’un canard, en effet, l’oeuf de canard est plus gros et plus rond qu’un oeuf de poule :

Il a été stylisé sans doute parce que les créateurs du Zodiaque devaient tenir compte à la fois de la place mais aussi des personnages sous lesquels apparaissent certaines représentations, mais on distingue bien que ce n’est pas un cercle comme on peut en voir ailleurs sur le Zodiaque.

D’autant plus qu’aux côtés de cet oeuf cosmique de Canard, on remarque d’un côté le dieu Thot et de l’autre côté une Oie, ceci accentue le lien avec les oiseaux :

Les personnages attachés sont donc les huit divinités chaotiques, il est bien précisé qu’elles représentent la personnification des éléments du chaos qui précéda la création, de fait, les avoir attachés symbolisent leur inaction, et ils sont bien au nombre de huit.

Certains archéologues ont écrit qu’ils s’agit de prisonniers fait par Pharaon, si c’est le cas, lequel et pourquoi, les créateurs du Zodiaque ont ils mis un canard au dessus, comme si il venait de pondre et non pas à côté près de l’Oie et de Thot ?

Certes, on peut noter qu’il semble qu’il ne soit représenté que des hommes, mais leur poitrines sont bien sculptées et ils sont nus sans autre distinction, mais ce qui est important de savoir, c’est que ces personnages ne représentent pas des hommes ou femmes mais bien des éléments cosmiques, comme des cellules organiques d’où leur ressemblance.

Précisons toutefois que selon les époques les quatre entités masculines ont des têtes de grenouilles et quatre entités féminines des têtes de serpents, ces deux espèces de l’Herpétologie pondent chacun des oeufs dont la forme est encore plus « ronde » tout en restant ovale que l’oeuf d’un canard :

Plutôt que représenter les huit divinités avec une tête de grenouille et de serpent :

Les créateurs du Zodiaque ont donc jugés qu’il était plus simple et plus explicite de styliser l’Qeuf Cosmique combinant l’oeuf de ces 3 espèces en un seul, et sans doute aussi à cause du manque de place dans l’Oeuf.

L’Ogdoade d’Hermopolis :

L’Ogdoade d’Hermopolis est donc l’ensemble formé par les huit génies d’Hermopolis qui ont jailli des flots glacés : le Noun, océan primordial qui précède l’existence du monde selon les égyptiens ( on remarquera que juste au dessus des huit personnages dans l’oeuf du Canard Cosmique, est représenté Hapy qui déverse l’eau de ces vases ou coupes, c’est là plus qu’une référence au Noun ).

Inclus initialement dans ce non-monde, informe et désincarné, ils finirent par former la volonté de création initiale qui donnera la première étincelle de vie.

Ils se sont alors regroupés en quatre couples formés chacun d’un dieu et de son pendant féminin, et sont la personnification des éléments du chaos qui ont précédé la création.

Voici une autre représentation dans un ovale où le sexe des huit n’est pas spécifié :

Un texte d’Edfou relate leur apparition et son effet initial sur l’organisation du monde :

« Au sein de l’océan primordial apparut la terre émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l’existence. Ils firent apparaître un lotus d’où sortit Rê, assimilé à Shou. Puis il vint un bouton de lotus d’où émergea une naine, auxiliaire féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. »

Ils représentent ainsi le chaos primordial d’où naquit le soleil. Précisons que c’est à l’époque du Mois de Janvier que le Soleil commence, vu de la Terre, à remonter dans le ciel, et la Constellation du Cygne ou Cygnus se trouve bien à proximité du Signe-Constellation du Capricorne qui va du 22 décembre au 20 Janvier.

La naine dont parle le texte d’Edfou est peut être le petit personnage à l’extrême droite en dessous, on voit bien, qu’il s’agit d’une « personne de petite taille » comparée aux autres personnages et en ce qui concerne Thot, il est bien présent à droite de l’Oeuf. La ville d’Hermopolis portait le nom égyptien de Khéménou (la ville des huit).

Enfin pour conclure le chapitre égyptien, il est nécessaire de rappeler que les proies d’un Faucon Pèlerin sont essentiellement des oiseaux de taille moyenne, aux alentours de 1 à 2 kg (mouettes, corbeaux, canards, chouettes, pigeons…). Cependant, du fait de sa robustesse, le Faucon pèlerin n’hésite pas à s’attaquer à nettement plus gros, par exemple des hérons et des oies sauvages.

C’est précisément une attaque de faucon sur une grue ( de la même corpulence qu’un héron ) qui est illustré sur le Zodiaque de Denderah, le Faucon est assimilé au Soleil mais cela n’en reste pas moins un rapace.  Nous verrons plus loin cette scène de manière plus illustrée et de manière plus astronomique.

La Grue chez Les Grecs :

D’après les Grecs, les grues se mettent un caillou dans la bec, lorsqu’elles traversent le mont Taurus, pour s’obliger à rester muettes, et éviter d’éveiller l’attention des aigles.

La grue passe encore pour avoir dévoilé à Palamède plusieurs caractères de l’alphabet. Ce serait, dit-on en examinant les invariables dispositions du vol des grues, que ce judicieux observateur aurait imaginé les lettres V et Y ; d’où le nom d’oiseau de Palamède, donné en Grèce.

Les Grues et les Pygmées :

La grue cendrée, un des plus grands oiseaux d’Europe. Le premier à les mentionner est Homère, au détour d’un vers relatant leur combat contre des grues :

« On croirait entendre le cri qui s’élève devant le ciel, lorsque les grues, fuyant l’hiver et ses averses de déluge, à grands cris prennent leur vol vers le cours de l’Océan. Elles vont porter aux Pygmées le massacre et le trépas, et leur offrir, à l’aube, un combat sans merci. »

Homère ne fait sans doute là que reprendre, pour l’habiter de Pygmées, la très vielle histoire universelle du combat des paysans contre les grues, une réalité de l’époque du fait du pillage des récoltes et des semences lors de leur migration annuelle.

En effet, deux vases, dont le cratère mycénien d’Enkomi environ -700 étant donné que le char apparaît à cette date, illustrent déjà cette chasse :

Il faut encore attendre deux siècles pour que les Pygmées apparaissent pour la première fois avec certitude en Grèce sur un cratère, le célébrissime « vase François », daté autour de – 570, et découvert dans une nécropole étrusque (conservé au Musée archéologique de Florence) :

Les Grecs eux aussi ont repris le Mythe de l’Œuf Egyptien avec la légende de la naissance d’Hélène rapporte que Zeus pourchassait la déesse Némésis, fille de Nyx (la Nuit), qui le fuyait en prenant la forme d’animaux. Zeus prendra la forme d’un cygne pour s’unir à elle qui avait pris l’apparence d’une oie, l’oeuf pondu donnera naissance à Hélène.

Une légende différente rapporte qu’Aphrodite trompera Némésis en prenant la forme d’un aigle et fera semblant de poursuivre Zeus-cygne. Ce dernier se réfugiera dans le sein de Némésis et s’unira à elle pendant son sommeil. A l’examiner de plus près on remarque que le Mythe de Léda, c’est, nous précise le mythe grec, après que celle-ci « s’est métamorphosée en oie pour lui échapper ».

Or, l’oie est un avatar du cygne dans son acceptation lunaire et femelle. Les amours de Zeus-Cygne et de Léda-Oie représentent donc la bipolarisation du symbole, ce qui conduit à penser que les Grecs, rapprochant volontairement ses deux acceptions diurne et nocturne, ont fait de cet oiseau un symbole hermaphrodite où Léda et son divin amant ne font qu’un.

Par ailleurs, le cygne était l’oiseau dédié à Apollon le Soleil. Le mythe de l’oeuf cosmogonique se retrouve chez la plus part des peuples où la pensée traditionnelle du sacré n’a pas été remplacée par la théologie de type biblique.

Pour d’autres Grecs, il pourrait également représenter Orphée, métamorphosé en cygne après son assassinat et placé dans les cieux.

Enfin, les Grecs racontent aussi qu’un jeune homme nommé Cygnus était l’amant du malheureux Phaéton.

Après que celui-ci se fut écrasé en conduisant les chevaux du Soleil, Cygnus se mit à chercher son corps désespérément dans le fleuve Éridan ( Nil ) où il tomba.

Cygnus plongea tant de fois dans le fleuve que Zeus eut pitié de lui et le changea en oiseau céleste qui porte depuis son nom.

Influence Chrétienne dans l’Astronomie :

Le ciel astronomique fût, pendant un temps, vers le XVII ième Siècle, peuplé des personnages de la Bible, Cygnus fût représenté sous l’aspect de la Croix de Sainte Hélène par Julius Schiller dans son Coelum Stellatum Christianum, daté de 1627.

Source : http://www.lindahall.org/services

Hélène ou Sainte Hélène (vers 247/250 – vers 329/330), impératrice romaine, épouse de Constance Chlore et mère de Constantin.

Hélène n’a aucune espèce d’importance dans l’histoire si ce n’est d’avoir mis au monde le futur empereur Constantin.

La tradition chrétienne (selon l’évêque Eusèbe de Césarée ( 265 à 340 ) dans sa « Vie de Constantin » ) fait état d’une apparition de la Croix dans le ciel vue par Constantin et son armée, ainsi que d’un songe prémonitoire qui aurait annoncé à Constantin sa victoire contre Maxence au pont Milvius.
La nuit même, Jésus lui serait apparu en rêve et lui aurait montré un chrisme ( la constellation du Cygne ) flamboyant dans le ciel en lui disant : « Par ce signe, tu vaincras ».

Constantin fit alors apposer sur l’étendard et sur le bouclier de ses légionnaires un chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (Χ) et Rho (Ρ), les initiales du mot Christ. Ce signe est depuis un emblème de la Chrétienté combattante, notamment dans l’Empire d’Orient.

La part de légende dans cette histoire reste cependant forte.

En 313, Constantin rencontre Licinius à Milan et conclut avec lui un accord de partage de l’Empire. Parmi les mesures prises en commun figure un édit de tolérance religieuse, appelé habituellement édit de Milan qui renouvelle celui pris par Galère en 311. Il ne s’agit pas formellement d’une officialisation du culte chrétien, mais plutôt de sa mise à égalité avec les autres cultes. Ainsi, les chrétiens ne sont plus victimes de discriminations, leur culte est autorisé et les biens qui leur ont été confisqués leur sont rendus.

Il est évident que la Constellation Cygnus a été détournée dans l’intérêt du Christianisme, c’est à dire, qu’en marquant ainsi le ciel, les Évêques avaient grâce à ce Signe ( d’où le Cygne ) ce qui allait rassembler les chrétiens sous l’Empire Romain, c’est pourquoi Hélène fût nommée sainte, parce qu’elle avait donné naissance à l’empereur qui toléra le christianisme.

Il fallut attendre le 7 ième siècle et la fermeture du Temple d’Isis à Philae par les Chrétiens, pour que la forme de l’Ankh soit détournée au profit du crucifix, l’Ankh Egyptien étant un symbole d’immortalité ( ou de longue vie ) était porté autour du cou de nombreuses personnes, ce qui énervait sérieusement les Evêques Chrétiens…, cela tomba sous le sens pour les chrétiens de s’en servir pour glorifier l’image du Christ, il leur a suffit de déplier la boucle de l’Ankh et de la rendre verticale, pour qu’apparaisse la croix du Christ ainsi que la forme de la constellation du Cygne :

Les Chrétiens utilisaient avant la fermeture forcée du Temple de Philae, l’image d’un Poisson comme symbole chrétien :

Le Moyen Age attribue au Cygne, suivant la légende de la mort mélodieuse, l’allégorie du martyr.
Le cygne est aussi l’emblème du Christ qui sauve et guide les âmes.

Le Cygne assez lourd avant de décoller d’un plan d’eau, donne l’impression qu’il « marche sur les eaux » tel l’image christique de Jésus.

Le Dictionnaire étymologique latin explique :

Signum est arrivé au sens de « statue » par l’idée de représentation → voir simulacrum. Le mot se prononçait /sinɡ.num/, d’où le français seing.
On trouve, en effet, SINGNVM dans des inscriptions.

L’origine de signum est incertaine et le verbe dont il provient est perdu.

Il y a un mot intermédiaire entre secare ( couper )et signum qui est sigmentum, variante de segmentum, utilisé au sens de signum :  » image, statue ».

Faire le signe de Croix chrétien équivaut donc à se Signum, puisque par le geste, on représente le Christ et sa croix comme une statue virtuelle.

Le même homophone mais écrit avec un C désigne aussi les Cygnes :

« Olor autem dictus quod sit totus plumis albus : nullus enim meminit cygnum nigrum; ὅλον enim Graece totum dicitur. »

Traduction :

« Le cygne a pour nom olor parce que ses plumes le rendent blanc dans son
entier (on n’a de fait jamais fait mention de cygne noir) ; car ὅλος, en grec, veut dire « tout entier ». » Source

On apprend que le cygne est désigné par le mot Olor et non directement par Cygnus. Source

Le mot « cygnus » n’est donc pas dérivé du latin mais du vieil anglais apparenté à l’Allemand Schwan et Néerlandais zwaan, alternativement dérivé de la racine indo-européenne *swen (au bruit, pour chanter), d’où le latin dérive sonus (bruit).

Cygnus trouve aussi son origine du grec kyknos le cygne.

Dans le domaine astronomique signus sert à désigner les astres et les constellations en tant qu’ils sont les signes présumés des phénomènes terrestres ou atmosphériques, et d’événements de la vie humaine (grec semeion).

Le terme « sémiologie » vient du grec semeion logos soit le discours sur les signes.
La sémiologie est connue aujourd’hui en tant que discipline médicale, c’est l’observation des symptômes pour trouver la maladie. Pour autant, elle fait son apparition dans les sciences humaines avec le Cours de Linguistique Générale prononcé par Ferdinand de Saussure.

Toute science étudiant des signes est une sémiologie. Le terme est donc utilisé dans plusieurs disciplines.

Astronomiquement, lorsque le zodiaque et l’écliptique eurent été divisés en secteurs égaux de 30 degrés, signum a fini par désigner cet espace , en latitude et en longitude.
A noter que dans son acception astronomique, signum est plus souvent employé au pluriel qu’au singulier.

signo, are : marquer d’un signe, distinguer, indiquer

L’homophonie du mot cygnus fût donc confondue avec le mot signus dont le pluriel est signum.

Le Cygne était donc nommé Olor par les Latins de l’Antiquité mais certainement pas Cygnus.

Vision astronomique de l’Égypte Antique :

Nous l’avons vu la Constellation Cygnus est en fait la grue si chère aux Anciens Egyptiens.

Nous avons vu aussi que le dieu Khérybaqef protège le sarcophage de Osiris, le Christ fût assimilé à Osiris du fait de sa résurrection.

Nous savons que Deneb, l’étoile la plus brillante de Cygnus se trouve au niveau de sa queue et que la tête est tournée vers Draco, nous remarquons ainsi que sur le Zodiaque Egyptien, il en va de même.

Si on observe la Grue de Khérybaqef, on se rend compte qu’il y a un autre oiseau juste au-dessus de la grue, un épervier ou un faucon ( prédateur de la grue ), il n’en fallut pas plus pour que les astronomes qui avaient vu le Zodiaque de Denderah ou une de ses représentations sur papyrus ou parchemin, rajoutent de fait une aile à la Grue du Zodiaque, c’est ainsi qu’au fil des Siècles, les deux oiseaux furent assimilés et qu’on finit par représenter la Grue volant dans le ciel, les ailes déployées.

Identification astronomique :

Répertoriée par les astronomes grecs, cette constellation était alors désignée sous le nom de Avis ( l’Oiseau ) et non pas celle du Cygne, désignation qui vient bien plus tard.

Le Cygne est aussi appelé la « Croix du Nord », sans aucun doute par l’Eglise Catholico-Romaine qui voulait illustrer le fameux rêve qu’aurait fait l’Empereur-Pape Romain Constantin, ce n’est d’ailleurs pas la seule constellation que l’Eglise à voulu évangéliser, en effet, l’Eglise avait converti les 36 Constellations de l’Antiquité avec tous les personnages de la Bible mais elle du abandonner la nouvelle nomination du Ciel et de ses Etoiles, sans doute à cause, du ridicule ( due à la forme des nouvelles Constellations religieuses), qu’elle aurait soulevée à travers les Siècles.

Néanmoins, l’Eglise pût obtenir des astronomes religieux qu’ils ouvrent les ailes de la Grue du Zodiaque, qui devait devenir un Cygne, afin que l’Oiseau dessina une croix de ses ailes :

Cygnus, se nommait plus anciennement Avis ( Oiseau ) c’est comme ça que l’astronome Albrecht Dürer l’a nommait encore en 1515 Source :

Ce n’est donc qu’à partir de la réforme Chrétienne initiée par Julius Schiller au 17 ième Siècle que le Cygne remplaça Avis, l’Oiseau, c’est à dire qu’avant cette réforme, la Constellation du nom de « Cygnus » n’existait pas.

Il est donc inutile et vain d’essayer de  nous convaincre qu’il s’agit d’un Cygne, puisque Claude Ptolémée l’a nommait simplement Avis, c’est à dire, l’oiseau sans dire de quel oiseau, il s’agissait.

Les Anciens Egyptiens nous indiquent par contre, que Cygnus est une grue sur le Zodiaque Egyptien, la similitude de vol entre ces deux oiseaux est comparable, les voir voler haut dans le ciel empêche qu’on les distingue et la fameuse fidélité de couple des Cygnes et aussi vécue chez les Grues, voir plus chez ces dernières.

Les Astronomes en souvenir de Zeus, gardèrent malgré tout le nom du Cygne avec sa nouvelle forme, c’est pourquoi, l’Eglise décida, de créer une autre constellation, que l’on nomme la Croix du Sud, mais qui, elle n’est lié à aucun mythe.

La Confusion entre l’Oie et le Cygne est aussi très facile :

Le terme oie dérive de auca qui signifie « oie » en bas latin. Auca serait une contraction de avica, dérivé de avis « oiseau ».

Selon la légende, les oies sacrées du Capitole auraient donné l’alerte, sauvant Rome d’une invasion gauloise menée par Brennos.

Les oies étaient consacrées au culte de Junon. Pour commémorer cet événement, les romains organisaient une procession annuelle où une oie sacrée était transportée sur une litière luxueuse.
Des chiens étaient crucifiés vivants sur des poteaux de sureau le long du trajet.
Pour les anciens, les chiens payaient pour leur négligence, pour n’avoir pas aboyé quand le Capitole était menacé.

La signification originelle de ce rituel surprenant a été rapproché du symbolisme respectif des deux espèces animales impliquées. Dans le monde romain et plus généralement dans le monde indo-européen, le chien symbolise la malchance, l’échec, la négligence et la mort.

Inversement, l’Oie sauvage représente le retour annuel du Soleil.

Le rituel serait une réinterprétation d’une fête de fin de moisson afin d’obtenir une bonne récolte où le symbolisme de la vie et de la vigilance prend le dessus sur la torpeur et la mort.

Le rituel aurait été de longtemps antérieur aux faits qui sont censés le justifier.

Conrad Heinfogel la nomme encore Gallina ( Poule ) en 1503. Source :

Ce n’est qu’à partir du 17 Siècle, époque où les astronomes s’évertuaient non pas à reproduire les constellations telles qu’elles apparaissent mais plutôt à reproduire dans le ciel, les personnages de la mythologie Grecque.

En Asie, le Cygne est rattaché à la légende de Niu Lang et Zhi Nŭ :

Un jeune bouvier appelé Niu Lang ( l’étoile Altaïr de la Constellation Aquila-l’Aigle ) rencontre sur son chemin sept sœurs fées se baignant dans un lac. Encouragé par son compagnon taquin le bœuf, il vole leurs vêtements et attend de voir ce qui va se passer.
Les sœurs fées choisissent la plus jeune et la plus belle d’entre elles Zhi Nŭ ( l’étoile Véga de la Constellation Lyra-Lyre ) pour récupérer leurs vêtements. Elle s’exécute, mais comme Niu Lang la voit toute nue, elle doit accéder à sa demande en mariage. Elle s’avère une épouse merveilleuse, et Niu Lang un bon mari.

Ils vivent des moments heureux ensemble.
Mais la déesse des cieux découvre qu’un simple mortel a épousé une des jeunes fées. Elle est furieuse. Prenant son épingle à cheveux, la déesse grave une large rivière dans le ciel pour séparer éternellement les deux amoureux, formant ainsi la Voie lactée séparant les étoiles Altaïr et Véga.

Zhi Nŭ doit rester éternellement de son côté de la rivière, travaillant tristement sur son métier à tisser, alors que Niu Lang la regarde de loin et prend soin de leurs deux enfants (les deux étoiles voisines Beta Aquilae et Gamma Aquilae).

L’Empereur de Jade fut touché par leur amour et autorisa le couple à se réunir une fois l’an, permettant ainsi aux amoureux d’être ensemble pour une unique nuit, la septième nuit du septième mois. C’est la nuit de Qi Qiao Jie !

Pour se faire, les amants pouvaient traverser la « large rivière » par un gué nommé Tianjin qui est un astérisme de l’astronomie chinoise. Il est décrit dans le traité astronomique du Shi Shi, qui décrit les astérismes composés des étoiles les plus brillantes du ciel. Il se compose de neuf étoiles, situées au sein de la constellation occidentale du Cygne.

Cette légende relayée depuis la dynastie des Han ( -206 à 220 ) décrit donc le ciel avec poésie et romantisme mais n’écartons pas l’aspect astronomique.

Il est bien précisé que le couple est formé par les étoiles Altaïr et Véga et que l’astérisme Tianjin se trouve dans la consetllation du Cygne.

Ces constellations sont bien voisines comme en témoigne le Triangle d’Eté :

On constate bien que le triangle d’orientation d’été se retrouve sur le Zodiaque Égyptien tel qu’on le voit dans le ciel ou sur la capture d’écran du logiciel Stellarium, en ayant pris comme référence l’Etoile Spica de la Vierge qui se trouve au croisement de l’Équateur et de l’Écliptique.
Même la forme du « Triangle rectangle » est respectée.

Cygnus-La Grue de Khérybaqef est une grande et brillante constellation, parfois appelée la Croix du nord (en référence à la Croix du Sud) car ses étoiles sont principalement disposées selon une « grande croix » du moins depuis Ptolémée l’a répertorié dans le Livre VIII de l’Almageste datant du IIe siècle.
Traversée par la Voie lactée, elle contient plusieurs étoiles brillantes et de nombreux objets célestes.

Grus n’est pas Cygnus et inversement :

On peut penser que cette analyse fait la confusion entre Cygnus et Grus, le Constellation de la Grue, mais pas du tout.

Grus fut référencée par Johann Bayer en 1603 dans son ouvrage Uranometria, mais on peut penser qu’elle a été inventée auparavant…

Nous savons maintenant pourquoi Cygnus ou plutôt Avis ( le ou les oiseau(x) ) remplaça la Grue de de Khérybaqef du Zodiaque Egyptien, en effet, nous savons que Julius Schiller christianisa le ciel – de 30 ans après la soi-disant découverte de Johann Bayer.

De fait, après que Saint Hélène eut disparu du ciel, dont il resta malgré tout la croix que l’on nomma croix du Nord qui prit la forme de Cygnus, on ne pouvait plus renommer Cygnus ou avis par Grus.

En effet Johann Bayer avait identifié la Grue ailleurs dans le ciel, pas très loin en fait, puisque la Grus « de » Johann Bayer se trouve près des pieds du Verseau ( mais nous avons vu cet oiseau près des pieds de Hapy le Verseau n’est pas une grue mais bien un canard.

Ce qui est intéressant avec Grus, c’est que si on lui rajoute une aile par un seul trait, nous obtenons la forme de de Cygnus :

De fait, c’est bien Grus qui inspira la forme de Cygnus, d’ailleurs il suffit de superposer Grus sur la Grue de Khérybaqef pour comprendre la supercherie :

Nous constatons bien que la forme de la Constellation Grus était initialement celle de la Grue égyptienne.

Profitons en pour souligner que Claude Ptolémée non plus n’a rien inventé, puisque la Constellation du Poisson Austral sur le Zodiaque se trouve bien à côté d’un autre volatile, un canard.

En se servant de l’Uranometria de Bayer, on constate que Cygnus est aussi une combinaison de deux volatiles, en effet, si on observe bien la page du Cygne on constate que même si cet oiseau était fort connu depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du Moyen-Âge en Occident, Bayer lui a dessiné un bec de rapace et non avec le bout arrondi que nous lui connaissons habituellement :

cygnus-couleur-bec

Un autre détail devrait attirer notre attention, celui du cou, il est aussi courbé comme le cou de la Grue de Khérybaqef sur le Zodiaque de Denderah, ce qui est illogique car les cygnes volent avec le cou bien droit, attention il faut éviter de placer ces pattes vers le haut sinon, c’est comme si il volait sur le dos  :

cygnus

Même le dessin linéaire astronomique représente Cygnus avec un cou droit :

cygnus-lignes-vertes

Voyons voir si en reliant plus d’étoiles que Bayer on peut obtenir une Grue très facilement reconnaissable intégrant complètement Cygnus même les ailes déployées grâce à 4 angles de vision différents :

cygnus-grue-isolee

A part quelques étoiles, la Grue égyptienne rassemble bien plus d’étoiles que Bayer mais vous l’avez lu tout au long de cette analyse, il est fort possible aussi de combiner deux oiseaux à partir d’un seul gardant bien sûr les mêmes étoiles et ce peu importe l’angle de vision :

cygnus-faucon-et-heron

cygnus-faucon-et-heron-bis-bis-bis

cygnus-faucon-et-heron-bis

cygnus-faucon-et-heron-bis-bis

Il y a bien deux oiseaux dont un Faucon comme celui qui se trouve au-dessus de la Grue sur le Zodiaque de Denderah mais celui dans le ciel étoilé semble être plus sauvage que royal, en effet, on comprend mieux le bec de rapace dessiné par Bayer pour son cygne.

Cet astronome a du se dire que même si il avait entendu que dans cette partie du ciel près d’Hercule, il y avait cette scène d’attaque, pourquoi enquiquiner à essayer d’en retrouver le tracé, allez hop, je fais un cygne qui ne ressemble pas vraiment à un cygne avec un cou droit en vol et je lui rajoute un bec de rapace tant pis si c’est un faucon, un vautour ou autre espèce de rapace, c’est bon comme ça, il avait sa soupe sur le feu et n’avait ni le temps ni l’envie de reproduire une scène sauvage même si il est certain qu’il ne l’avait jamais imaginé aussi simple à illustrer comme l’on fait les Anciens Egyptiens.

Le Cygne de Bayer est très souvent représenté dans tous les sens la tête en bas ou en haut vers la gauche ou la droite, tant et si bien que peu importe l’angle de vue, l’important est de retrouver le sens que lui a voulu Bayer :

cygnus-faucon-et-heron-et-lignes-vertes

 

 

 

 

 

Voici les 4 représentations officielles les plus courantes de la Constellation de Cygnus observées par les astronomes :

Il suffit de superposer un des dessins de la Constellation Cygnus sur la Constellation La Grue de Khérybaqef pour pouvoir l’identifier :

Les Constellations limitrophes sont : Draco-L’Hippopotame de Taouret, Lyra-La Lyre d’Hathor, Pegasus, Aquila-Le Vautour de Nekbeth, Hercules-Somtous le Fils d’Hérichef, Pegasus, …

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Cette page fait partie d’un ensemble dont le travail de recherche consiste à décrypter les personnages du Zodiaque de Denderah, ce travail de recherche inclut un Zodiaque-Map cliquable, ainsi qu’une représentation fidèle en très grande taille du Zodiaque de Denderah.

Vous avez la possibilité de commander un Poster de ce Zodiaque en couleurs d’une taille à partir de 80 cm sur 120 cm, numéroté et portant un Flash-code contenant votre identité, et ce dans plusieurs versions figuratives ou astronomiques ) livrable via la poste partout dans le monde.

Vous pouvez lire aussi le travail de recherche qui sert d’introduction aux Constellations Égyptiennes à cette adresse :

Lien vers le travail de recherche

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