Constellation Piscis Austrinus – La Perche de Hâpy

Entre les eaux qui se déversent des vases ou des coupes du Verseau, on peut voir aux pieds de Hapy le Dieu du Nil, un Poisson :

Agrandissons-le :

Nous avons vu avec la Constellation Delphinus-Le Mérou d’Hatméhyt, que la Déesse Hatméhyt était la déesse des Poissons, mais il existe aussi une autre Déesse Poisson nommé Heddet ou Hedydyet que l’on représentait sous la forme d’un poisson ( pour l’instant, nous savons très peu de choses sur la déesse Heddet ) contrairement à la Déesse Hatméhyt que l’on représentait avec un poisson au-dessus de sa tête de femme.

Il semble que chaque ville selon le poisson qu’elle adorait ou plus précisément qu’elle appréciait était choisi pour coiffer la déesse Hatméhyt, ainsi, le mérou, le dauphin, l’oxyrinque, le lépidote, le poisson tigre, la truite et sans doute d’autres espèces, ont, senble t’il, tous ornés la tête de la Déesse :

Les poissons du fleuve n’étaient pas vénérés de leur vivant mais à leur mort, sacralisés par la momification.

Lates niloticus :

Le lates niloticus ou perche du Nil , ce poisson était consacré à la déesse Neith, patronne de la ville d’Esna.

Il était interdit à la consommation dans cette ville, il représente l’image d’Osiris, victime de Seth, jeté dans le Nil.

Au Nouvel Empire, le Lates niloticus s’allonge démesurément sur les représentations jusqu’à évoquer la forme d’une momie.

La Perche du Nil fait partie de la famille des percidés qui compte plus d’une douzaine d’espèces différentes dont la Perche Rouge.

La perche du Nil a disparu de la population aquatique du Nil, puisqu’elle fût réintroduite vers 1950, à partir du Lac Victoria.

Tilapia nilotica :

Le poisson « inet » , appelé également « chromis » , « boulti » ou « tilapia nilotica » ou « carpe du Nil » véhicule l’âme du défunt qui se prépare à renaître et permet au défunt de prendre possession de son âme.

Le tilapia nilotica reconnaissable à sa silhouette très arrondie et à sa longue nageoire dorsale, est connu pour cacher ses petits dans sa bouche en cas de danger; il les régurgite ensuite d’une manière qui rappelle l’éjaculation.

Les poissons semblent donc avoir été directement associés aux organes génitaux.

Inet était accompagné en général par un autre poisson le Latès, on les nommait alors abdjou, il se peut que l’on trouve dans ce duo, l’explication des deux poissons de la Constellation ( ou/et Signe ) des Poissons, du zodiaque.

Leur relation serait expliqué par ce lien qui les unit par la queue sur le Zodiaque. Dans la mythologie, ils guident la barque du dieu du soleil.
Le latès, c’est « la sombre profondeur de la nuit, comme le lapis-lazuli véritable dont il est fait, appelée à s’éclaircir matinalement dans la brillance de la turquoise, quand il se transforme en tilapia ».
Le tilapia est rouge, mais les reflets de ses écailles dans l’eau font penser à la turquoise.
A noter que 2 des 3 sous-espèces du tilapia font incuber leurs oeufs dans leur bouche : intéressant symboliquement pour la renaissance solaire…

L’association de ces 2 poissons va jusqu’à la fusion appelé « Abdjou », mi latès, mi tilapia.

Pour les Egyptologues, Vernus et Yoyotte, ces 2 poissons sont associés pour des raisons naturelles et des raisons symboliques.
Ils représentent les 2 types majeurs de biotopes aquatiques en Egypte :

le Latès ou perche aime l’eau courante et profonde du lit du fleuve. Le Tilapia préfère les eaux tranquilles et herbeuses, voire quasi stagnantes, dans les mares peu profondes laissées par l’inondation.

Il est intéressant de savoir qu’ Pline l’Ancien, dans son Histoire naturelle, VIII, 91 (Paris, Collection Budé, Tome 8, p. 55) donne au Tilapia le nom de dauphin :

« Mais le crocodile était un fléau trop grand pour que la nature se contentât de lui opposer un seul ennemi : il y a aussi les dauphins. Ceux qui nagent dans le Nil ont sur le dos une nageoire tranchante qu’on dirait destinée à l’usage qu’ils en font : (…) ils tuent par ruse les crocodiles qui leur font la chasse dans le fleuve. Sous le ventre, la peau du crocodile est tendre et mince; le dauphin, comme s’il était effrayé, plonge, et passant par-dessous son poursuivant, il lui fend le ventre avec sa nageoire« .

Cette citation nous ramène à proximité de la Constellation du Dauphin toute proche de celle de la Constellation Piscis Austinus.

Oxyrhynque :

Oxyrhynque est le poisson tutélaire de la ville d’Oxyrhynchos, l’actuelle Behnasa. Son nom, donné par les grecs, signifie « nez pointu », du fait de la morphologie de sa tête terminée par un museau effilé.

La ville fut nommée par rapport à une espèce de poisson du Nil, très importante dans la mythologie égyptienne car le poisson en question était réputé avoir avalé le pénis du dieu Osiris. Il n’est cependant pas déterminé de façon précise de quelle espèce actuelle il s’agit.

Une des hypothèses est qu’il s’agit d’une espèce de mormyridae que l’on nomme l’Oxyrhynque, poisson de taille moyenne des eaux froides qui est représenté dans de nombreuses œuvres d’art égyptiennes.

Certaines espèces de mormyridae comme l’Oxyrhynque, possèdent des nez ou barbillons pointant vers le bas, d’où leur nom vernaculaire de « nez d’éléphant » qu’utilisent les aquariophiles et les ichtyologistes.

Le Lepidote :

On dit du poisson lepidote que c’est le poisson de la Déesse Mehyt, mais nous avons vu avec la Constellation Delphinus-Le Mérou d’Hatméhyt, que cette déesse a arboré des poissons de plusieurs espèces différentes selon certaines périodes et selon les localités ( nomes ), on ne peut donc en retenir un seul.

Si c’est le lepidote qui est représenté sur la stèle de Perehou, ci-dessous :

Il faut savoir que ce poisson n’existe plus, en effet, à part des fossiles que l’on a retrouvé, ce poisson appartient à un passé plus lointain ( Le genre connut son apogée au Crétacé ) que celui présumé de l’Egypte Antique :

Mais il semble que soit la chronologie égyptienne remonte à plus longtemps qu’on le dit, soit que cette espèce vivait encore à l’époque de l’Égypte Antique, voici une sculpture de que certains égyptologues prennent pour un lepidote :

Le Nil et les Poissons :

Le Nil trace son sillon le long du désert et sa riche vallée assure la survie de la population mais il détient une autre richesse, il regorge de poissons.
De plus, c’est un fleuve bien calme ou chaque jour, des milliers d’embarcations : Barques, Bateaux ou barges naviguent sur le moindre méandre, le moindre canal du fleuve.

Les pêcheurs profitent de chacun de ses détours pour recueillir la précieuse marchandise.

Elles sont pratiquées sur les bords du Nil, dans les marais et sur les rives de la méditerranée.

Le fleuve apportait sa contribution, sur les bords du delta poussaient des forêts de papyrus dont on se servait pour fabriquer les embarcations.

En capturant des poissons, l’homme prenait en main sa destinée.

Les eaux du Nil sont aussi riches que les terres d’Égypte. parmi ses multiples bienfaits, le fleuve roi produisait une nourriture capitale.

Une fois parvenus à l’endroit choisi, les pêcheurs lestaient le filet à l’aide de grosses pierres et, le laissent tomber au fond de l’eau.
Mais, pour remonter, la délicatesse devait être de mise pour que les poissons ne s’échappe : sans perde de temps pour refermer le filet :

Nous venons de le voir les Anciens Égyptiens sont en quelque sorte les fondateurs de l’ichtyologie, tant ils s’évertuaient à reprendre les détails précis de chaque espèce.

Malgré la liste des quelques poissons que nous avons vu, aucun ne ressemble vraiment à celui figuré sur le Zodiaque Egyptien, mais si on observe bien sa forme, notamment le devant de sa tête, on peut supposer qu’il appartient à la famille des Scaridae.

Scarus le « Bec de Perroquet » :

A l’exception d’une seule espèce (Leptoscarus vaigiensis), les poissons perroquets sont hermaphrodites : ils naissent femelle ( comme le Mérou d’Hatméhyt et prennent le caractère mâle au cours de leur croissance, ce sont des espèces protogynes ( d’où le lien avec la représentation Androgyne de Hapy ).
La plupart ont des couleurs spectaculaires, qui changent en fonction de l’âge, du sexe et de l’humeur des individus mais en général, leur couleur de base est le bleu ( comme celle du Dieu Hapy ). Leur dentition, qui motive la comparaison avec les perroquets, est une des caractéristiques de la famille.
La nuit, ils se réfugient dans les anfractuosités du récif et certaines espèces s’enveloppent dans un cocon de mucus pour se protéger des parasites (des crustacés isopodes notamment), et sans doute aussi de leurs prédateurs.
Le Mucus pourrait être apparenté au sperme qui dans l’eau s’effiloche, le lien avec Hapy est la fertilité de ce dernier est donc bien mise en évidence avec le Poisson Scarus

Les espèces que l’on trouve largement en Égypte et tout proche de là dans la Mer Rouge, se nomment :

-scarus coelestinus :

-Scarus psittacus :

-Scarus sordidus :

-la liste n’est pas exhaustive, mais nous ne sommes pas là pour étudier l’ichtyologie …

On trouve le Poisson Scarus sur une étendue allant de l’Indo-Pacifique Ouest de la mer Rouge et l’Egypte à l’Afrique du sud-est jusqu’en Polynésie :

Selon la classification linnéenne de Carl von Linné (1758), le scarus appartient à l’ordre Perciformes, c’est à dire les Perches.

Précisons malgré tout que le Scarus, atteint à sa taille adulte maximum 30 cm, c’est à dire plus ou moins la taille du pied, par exemple, ceux du dieu Verseau Hapy…

Hâpy ou Hapy, le Dieu du Nil :

Voici ce que rapportait Plutarque : « On dit de Hapy tenant en ses mains les vases ou les coupes d’où s’échappe le fleuve Nil, qu’il faisait déborder le Nil par l’impulsion de ses pieds. On dit pareillement du Poisson céleste qui reçoit dans sa bouche ( bouche comme la bouche du Scarus ) le fleuve de Hapy le Verseau , que son apparition faisait déborder le Nil.
Ce poisson semble apparaître avec la crue du Nil , et nous annonce son heureux débordement. »

C’est donc à cause de la symbolique des Poissons lié au débordement du fleuve que l’on nomme la crue, que les Prêtres ne mangeaient pas de Poissons par « superstition » ou crainte que le Nil ne déborde plus mais les anciens égyptiens les vénéraient aussi tels des dieux.

L’Égypte se dote déjà, dès le début de son Histoire, de génies représentant les éléments, la faune et la flore. Symbolisant toute la richesse du Double Pays, ils incarnent l’eau, le vent, le grain ou encore le Delta du Nil. Le génie dont la peau est couverte du signe hiéroglyphique de l’eau va peu à peu se muer en un dieu bienfaisant que l’on nomme Hâpy.

Le dieu-nil s’affiche avec un ventre replet, symbole d’abondance, et le sein lourd caractérisant la fertilité qu’il apporte et la nourriture qu’il engendre : autour de lui s’épanouissent les plantes hautes, les fleurs et les cultures céréalières ; oiseaux et autres animaux errent dans cette profusion nourricière. Dieu du fleuve, Hâpy apporte la nourriture providentielle que sont les poissons, ainsi que les oiseaux des marais.

Les jumeaux Hâpy, qui portent sur la tête des tiges de papyrus pour l’un et un nénuphar pour l’autre, serrent fermement un nœud unissant les plantes « héraldiques » de l’Égypte : le « lys » de Haute-Égypte et le papyrus de Basse-Égypte.

D’autres sources, indiquent qu’il s’agirait plutôt de Neper ou Nepri le dieu Double qui illustre les jumeaux.

Le dieu Neper ou Nepri était une divinité protectrice des grains de blé contre les intempéries et les rongeurs dans la mythologie égyptienne, c’est le dieu des céréales et des moissons.
Il est considéré comme le fils de la déesse Rénénoutet, la patronne des moissons et des greniers de l’Egypte.

Nepri possède une double personnification du grain, il représente le blé mur prêt à être récolté, et celui qui vient d’être semé et qui germe.
Souvent associé au dieu Hâpy, ils sont parfois représentés avec la même iconographie, plus particulièrement lorsqu’il sont en train de nouer ensemble les plantes héraldiques des deux terres lors du rite du zema-Taouy, comme sur le côté du trône de Sésostris Ier, pharaon de la XIIème dynastie, Moyen Empire.

Le roi d’Égypte devait s’accorder les faveurs du dieu androgyne pour que chaque année la crue vienne inonder les terres et les fertiliser.

Hâpy résidait selon la mythologie égyptienne en deux lieux secrets : d’une part près d’Éléphantine, après la première cataracte ; d’autre part en Basse-Égypte aux abords de Memphis. Symboliquement, ces deux sources alimentaient chacune des terres du Double Pays.

Ne pas confondre Hâpy avec Hâpi ou Hapi ou encore Apis, ce sont là d’autres dieux égyptiens.

Le Sexe d’Osiris et le Poisson :

Parmi les poissons qui peuplaient le Nil, l’oxyrhinque était entaché d’une gloire sulfureuse, car la légende l’accusait d’avoir avalé le phallus du dieu Osiris ( ou en Egyptien ancien : Asar, Asari, Aser, Ausar, Ausir, Wesir, Ousir, Ousire ou Ausare ), découpé en morceaux par son frère Seth et, jeté dans le fleuve.

Le Mythe d’Isis et d’Osiris est la plupart du temps interprété comme illustrant la victoire du Bien sur le Mal.
Si cette lecture morale est pertinente, il n’en demeure pas moins que ce mythe renferme des significations métaphysiques beaucoup plus profondes.
L’une des interprétations qu’il est possible de faire du mythe est la délégation à Pharaon de l’Autorité Spirituelle et du Pouvoir Temporelle hérités de la Tradition Primordiale.
Pharaon devient, en tant que « Lieu-tenant » d’Isis, le garant de tous les états d’être en vertu du statut de « Vicaire » du Principe Suprême d’Isis.
En tant qu’incarnation d’Osiris et Maître de la Terre, il est le garant de la continuité substantiel avec la totalité du Corps Universel que symbolise le corps d’Osiris disséminé sur toute la terre Egyptienne.
Par Horus il est le gardien des temples ce qui signifie entre autres qu’il est le gardien de l’âme d’Osiris.
Nous

Enfin en tant que détenteur de la force de Seth il est le garant du maintien de la possibilité pour les âmes des défunts égyptiens d’emprunter la Barque Solaire (le véhicule vers le domaine permanent protégé par la force de Seth) pour accéder à un devenir posthume propre à la nature particulière de chacun.
Revenons maintenant à la fonction de gardien de l’âme d’Osiris dédiée à Horus.
Il y a plusieurs éléments à prendre en compte pour bien comprendre de quoi il retourne exactement.
Tout d’abord Horus est considéré comme le gardien des temples.
Or un temple est un lieu privilégié où la manifestation de l’Esprit Universel peut avoir lieu grâce à une relique du corps d’Osiris et des composantes psychiques permettant de fixer l’Âme Universelle, composantes qui y ont été enchâssées par les soins d’Isis et entretenues ensuite continument par les prêtres.
Pour comprendre la nature du lien entre Horus et l’Âme d’Osiris il est nécessaire de se rapporter à certains concepts traditionnels.

Dans la pensée traditionnelle le sexe, mais plus exactement la semence, est sur le plan physiologique le support symbolique de la Vie, c’est-à-dire ce qui dans l’Existence ne peut être corrompu en aucune façon.
On comprend donc que la séquence du mythe où le sexe d’Osiris est avalé par un poisson du Nil établit ainsi une relation d’identité entre le Nil et « l’Âme vivante » issue de la structure constitutionnelle d’Osiris qui symbolise l’Âme Universelle.

Découpé en un nombre symbolique de morceaux qui seront jetés une nouvelle fois dans le Nil. ( la première fois, Osiris est jeté dans son entier, enfermé vivant dans un cercueil dans le fleuve ).

C’est lors de cette deuxième séquence que le support de ce qui symbolise ce qu’il y a de plus vivant dans l’archétype de l’Homme Universel (Osiris), sera ingéré par un poisson du Nil, établissant par cet événement un lien indéfectible entre le Nil et l’Âme de l’Homme Universel.

Maintenant le rapport qui s’établit entre Horus et cette Âme est mis en évidence dans le mythe par son statut d’enfant d’Isis et Osiris.

Il est important de préciser que cette naissance a eu lieu après qu’Isis eu « rassemblé » ce qui était « épars » d’Osiris à l’exception du sexe ( et sa semence ) qui a été avalée par un poisson et qu’il eu ressuscité.
Notons qu’Isis en tant que « Mère Universelle » dispose du pouvoir de Vie, aussi c’est en confectionnant un support apte à recevoir le souffle de Vie qu’Osiris put revenir à la vie.
Or c’est juste après la résurrection qu’Horus fut conçu, il détient donc – en vertu du processus de métempsychose ( migration des âmes après la mort vers un nouveau corps ) – une part des composantes psychiques d’Osiris ressuscité mais non encore transmigré.

Horus est donc le détenteur et gardien d’une composante qui permettra à ceux qui cheminent dans une Voie traditionnelle d’accéder à la possibilité de transmigrer et à ceux qui n’entreprennent pas ce cheminement de leur vivant d’y accéder de façon posthume « suivant leurs mérites » jugement que la tradition pharaonique identifie à la « pesée du cœur ». Source

Le sexe coupé représente le 14 ième morceau du corps découpé d’Osiris, 14 équivaut à la moitié d’un cycle de 28 jours des menstruations d’une femme, c’est-à-dire, qu’à cette moitié de cycle, l’Ovule descend des trompes pour venir se loger au plus bas dans l’Utérus, ainsi, si un couple fait l’amour à ce moment-là, les spermatozoïdes n’auront pas un long chemin à parcourir, pour que l’un d’eux puisse féconder l’ovule.

Isis nous le savons, est la Déesse des Femmes et des mères particulièrement, cette légende mettait en garde les jeunes filles qui ignorantes des « choses » de l’Amour, risquant de tomber enceinte sans l’avoir voulu.

Un enfant non désiré, est un enfant malheureux, Isis symbolisant les accouchements voulus plutôt que forcés, nous comprenons que cette Déesse avait l’adoration des femmes dans toute la Méditerranée, y compris à Rome.

Le Sexe dans l’Egypte Antique est donc spiritualisé, il est symbole de fertilité, de création de l’Univers, car selon la Culture d’Egypte Antique, c’est le Grand Démiurge qui éjacula le monde, ce qui se vérifie, car comparé à la taille de l’espace, ne sommes nous pas des spermatozoïdes qui essayons de féconder la Terre qui vue de l’espace ressemble à un Ovule ?!

Le Poisson chez les Grecs :

Chez les Grecs, le poisson est étroitement lié à Aphrodite, en tant que symbole de fécondité et d’amour. Aphrodite, elle aussi, prend la forme du poisson ( n’oublions pas qu’elle est née de l’écume de la mer), c’est de son culte, qu’est née l’image de la sirène.

Le mot « sirène » qui vient du latin siren et du grec seirèn aurait deux significations : « attacher avec une corde » (rappel de l’épisode d’Ulysse dans L’Odyssée d’Homère) ou « clair et sec » car ce serait par temps clair, sec et sans vent que les sirènes apparaîtraient le plus souvent.

Le prestige dont jouissaient les grandes divinités à corps de poisson dans la majeure partie du monde antique – prestige qui n’allait disparaître qu’avec l’avènement de l’ère chrétienne – donna naissance à plusieurs êtres moins surnaturels, d’un aspect plus ou moins similaire.
Ainsi, Aphrodite avait à son service deux ou plusieurs demi-dieux dont le corps humain se terminait par une queue de poisson.
Ces tritons, adorateurs attitrés et chevaliers servants d’Aphrodite, avaient des pouvoirs limités dans le domaine maritime; ils pouvaient notamment apaiser la fureur des vagues et imposer leur volonté à la tempête. D’autres divinités mineures, de sexe féminin, étaient pourvues, à l’origine, de vastes ailes d’oiseaux. Ces créatures que redouta Ulysse ont certainement joué un rôle important dans la formation du mythe des sirènes ; elles furent les premières « beautés fatales » à attirer dans le piège mortel de leur charme, tantôt par leur chant, si enivrant que les malheureux se précipitaient dans la mer, tantôt. en les rendant fous, si bien qu’ils jetaient leur navire sur les récifs. Par suite, cette terrible fascination fut transférée aux sirènes à corps de poisson.

C’est le conte de Hans Christian Andersen, « la Petite Sirène », qui participa à figer dans la conscience collective l’image de la sirène à corps de poisson, apparue au Moyen-Age.

Cela semble être confirmé, car ni Homère, ni les écrivains classiques ne nous parlent de l’aspect des Sirènes, un des plus anciens et plus important document sur le sujet est une hydrie ( vase fermé muni de trois anses ) de style attico-corinthien ( – 450 ), trouvée à Caeré ( nord-ouest de Rome ), actuellement au Louvre.

L’épaule du vase est ornée entre autres de deux oiseaux à tête de femme, dont l’un est, expliqué par cette inscription : siren eimi, « Je suis la Sirène ». Comme ce vase n’est pas, sans doute, de beaucoup postérieur à l’Odyssée, nous pouvons croire que c’est bien ainsi qu’on se figurait les Sirènes à l’époque de la dernière rédaction du poème. C’est ainsi en tout cas qu’on a continué à se les figurer en Grèce.

Se rendant compte, que l’océan étant plus à craindre que le ciel en tant que marins, les Grecs inventèrent le pendant de Zeus, en le nommant Neptune.

Influence Chrétienne dans l’Astronomie :

Le ciel astronomique fût, pendant un temps, vers le XVII ième Siècle, peuplé des personnages de la Bible, Delphinus fût représenté sous l’aspect de la Jarre de La veuve de Sarepta par Julius Schiller dans son Coelum Stellatum Christianum, daté de 1627.

Source : http://www.lindahall.org/services

Voici un extrait du nouveau Testament :

« Lève-toi Elie, va à Sarepta qui appartient à Sidon, tu y habiteras; j’ai ordonné là-bas à une femme, à une veuve, de te ravitailler ».
Il se leva, partit pour Sarepta et parvint à l’entrée de la ville. Il y avait là une femme, une veuve, qui ramassait du bois. Il l’appela et dit : « Va me chercher, je t’en prie, un peu d’eau dans la cruche pour que je boive ! »

(1 Rois 17, 8-24)

Cet extrait qui dans sa version originale est plus long et détaille la jarre comme étant intarissable d’eau et de nourriture est une allusion on ne peut plus explicite avec les Coupes dont Hapy déverse les bienfaits afin d’apporter la crue et l’abondance qui va avec.

Rappelons que le Poisson est le premier symbole dont se servirent les Chrétiens avant le 7 ième Siècle, c’est à dire avant que l’Ankh Egyptien ne soit transformé en croix.

L’ichtus (du grec ancien ΙΧΘΥΣ, ἰχθύς / ikhthús signifie poisson.

Signe et Symbole : le symbole d’ichtus est celui du Nom du Christ (saint Jean 3,16-21 ), il symbolise le Christ lui-même, il est le signe de la Résurrection (saint Jean, 20 ).

Le poisson est ensuite un symbole important du Nouveau Testament au même titre que le pêcheur : multiplication des pains et des poissons, pêche miraculeuse, poisson pêché par Pierre dans lequel il trouve un statère, poisson grillé de la résurrection (Jean:20).

Ichtus donna la racine du mot ichtyologie, qui est l’étude des Poissons.

Le lien avec la symbolique qu’accordaient les Anciens Egyptiens à la Perche du Nil et le poisson est clairement explicite sous l’aspect de la résurrection.

Vision astronomique de l’Égypte Antique :

Nous l’avons vu la Constellation Poisson Austral est un Scarus-Perche dont le la caractéristique est de naître femelle et de changer de sexe en cours d’âge, mais si on doute de l’espèce en question, ce qui est certain, c’est que c’est bien la constellation Piscis Austrinus, qui est représentée entre les pieds du Verseau.

sidney_hall_-_uranias_mirror_-_aquarius_piscis_australis__ballon_aerostatique

Nous allons toutefois observer ce qu’en pense Bayer avec son célèbre Uranometria qui fût publié avant le catalogue d’étoiles biblique de Julius Schiller, l’ouvrage de Bayer est donc à ce jour le dernier a être la référence astronomique que l’Humanité a pu conserver malgré l’Inquisition et l’anathème qui frappa les astronomes encore au début du 17e siècle :

48-bayer-uranometria-1603

Le moins que l’on puisse dire est que la peur de Bayer suscitée par le Clergé l’a fait délirer à un tel point que non seulement, on n’observe pas un Poisson mais une sorte de monstre marin mi-aquatique comme personne n’en a vu dans sa vie.D’autant que Bayer ou l’Artiste qu’il a chargé de l’illustration a pratiquement recopier à quelques détails près son propre dessin concernant la Constellation Delphinus :comme on le peu voir ci-dessous :

delphinus-vierge

Il est aussi utile de noter ici que les Astronomes à partir de la Renaissance ont eu la fâcheuse habitude de représenter un bestiaire ridicule et volontairement effrayant alors que la réalité est tout autre, en effet la version égyptienne nous permet d’y voir un vrai poisson, d’ailleurs même les astronomes modernes esquissent la forme d’un poisson plus vraisemblable grâce aux traits astronomiques :

piscis-austrinus-lignes-vertes

Cette forme verte ne semblera pas forcément fidèle ou conforme au dessin que les Astronomes ont pour habitude de connaître, mais lorsque qu’on souhaite reproduire leur dessin, on constate que certains ont la berlue, car ils se sont servis de l’oeil du Monstre Marin de Bayer, mais il n’y a pas d’étoile dans cet oeil, les étoiles sont très reconnaissables et sont parfaitement circulaires quand elles sont plus petites comme on peut le voir :

piscis-austrinus-lignes-rouges

Ce que l’observe aussi avec cet oeil, c’est qu’encore actuellement on fait circuler des semblant de cartes astronomiques qui ne sont pas réelles, on se contente de reprendre le dessin de Bayer sans forcément vérifier la réalité astronomique, en effet, la plus grosse étoile du Poisson Austral qui a été nommé Fomalhaut devrait servir de repère sérieux mais non certains astronomes sans doute amateurs s’amusent à dessiner un ciel nocturne qui n’existe pas et y ont placé Piscis Austrinus en tenant compte de l’oeil qui n’est pas une étoile, il suffit de remarquer dans  l’encart contenant la mention en bleu Piscis Austrinus  que toutes les étoiles sont de la même taille, ce qui est impossible dans la réalité.

Après cette parenthèse et non des moindres, nous allons cette fois observer la version égyptienne tout en tenant compte des mêmes étoiles que celles de Bayer, et pour plus de sérieux, nous nous servirons des 4 angles différents de vision :

piscis-austrinus-bis-bis-bis-bis

La version égyptienne nous montre que les étoiles de la constellation Piscis Austrinus forment un poisson normal du genre Scarus et non pas un monstre marin sorti tout droit de l’imaginaire éthylique d’un marin échoué.

piscis-austrinus-bis-bis-bis

L’Angle ci-dessous, nous montre Piscis Austrinus en partie plongé dans l’Ecliptique ( notre Ceinture Zodiacale ), c’est pourquoi il se trouve entre les pieds du Verseau-Hapy, mais l’eau tombant des vases de Hapy semble chasser ce Poisson qui ne doit pas venir troubler la sérénité de la Ronde Zodiacale dont il ne fait pas partie :

piscis-austrinus-bis

piscis-austrinus-bis-bis

Après le visionnage des 4 angles différents, on constate que c’est bien un poisson normal du genre Scarus, à moins d’être aveugle ou d’avoir abusé d »alcool.

Pour conclure cette analyse, il nous faut superposer les lignes vertes de la forme actuelle sur les lignes bleues de la version égyptienne, peu importe le sens de la forme moderne, nous avons bien remarqué que le dessin moderne est purement fantaisiste  :

piscis-austrinus-lignes-vertes-et-bleus

Voici les 4 représentations officielles les plus courantes de la Constellation Piscis Austrinus observées par les astronomes :

Il suffit de superposer un des dessins de la Constellation Piscis Austrinus sur la Constellation La Perche de Hapy pour pouvoir l’identifier :

On constate bien que chacune des étoiles de la Constellation Piscis Austrinus se superpose sans difficultés sur le Scarus-Perche de Hapy avec son bec

Identification astronomique :

Le Poisson austral est une petite constellation de l’hémisphère sud. Elle est surtout remarquable pour son étoile principale, Fomalhaut

Il semble que la constellation du Poisson austral était déjà connue sous un nom similaire dans l’Égypte antique. C’est donc une constellation ancienne qui fut répertoriée par Aratos, puis par Ptolémée dans son Almageste.

N’omettons pas de tenir en compte que le Verseau est à l’exact opposé du Lion qui se situe aux Mois de Juillet/Aout.

Piscis Austrinus-Le Poisson de Hapy semble sortir de l’océan céleste pour indiquer que la période de crue commence.

Les Constellations limitrophes sont : le Verseau, le Capricorne, …

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Cette page fait partie d’un ensemble dont le travail de recherche consiste à décrypter les personnages du Zodiaque de Denderah, ce travail de recherche inclut un Zodiaque-Map cliquable, ainsi qu’une représentation fidèle en très grande taille du Zodiaque de Denderah.

Vous avez la possibilité de commander un Poster de ce Zodiaque en couleurs d’une taille à partir de 80 cm sur 120 cm, numéroté et portant un Flash-code contenant votre identité, et ce dans plusieurs versions figuratives ou astronomiques ) livrable via la poste partout dans le monde.

Vous pouvez lire aussi le travail de recherche qui sert d’introduction aux Constellations Égyptiennes à cette adresse :

Lien vers le travail de recherche

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